Actus

15/09/2016

Retour sur la Côte de beauté

posté à 14h19

C’est maintenant devenu une habitude depuis que je fais du triathlon, le format Half de Royan vient s’inscrire à mon planning de Septembre. Un triathlon pas loin de la maison, avec un plateau exceptionnel tous les ans et un public nombreux…et ça tous les ans à 1h de la maison ! Ça serait trop bête de s’en priver !

C’est grâce à Stéphane Garcia que j’ai pu y participer cette année en me décidant à la toute dernière minute. Le but était bien d’y prendre un maximum de plaisir peu importe les sensations qui devaient, de toute façon, ne pas être excellentes 2 semaines après un Ironman fini sur les genoux.

Ma capacité de récupération étant en général très bonne, je me sentais d’attaque le week end suivant l’IM de Vichy pour reprendre le sport en ayant bien fait attention de ne rien faire de la semaine… oui chez moi je dois faire attention à ça, les tentations sont partout avec une piscine à 2kms de chez moi, un vélo et des chaussures de running qui dorment sous le même toit que moi. Il suffit d’ouvrir la mauvaise porte et BAM vous vous retrouvez face à un vélo qui est ronchon de ne pas pouvoir se promener au soleil par un beau mois de Septembre ! Ceci étant dit, le moral et le physique n’étaient pas au top pour aller s’éclater et transpirer, ça m’a bien servi pour m’asseoir sur le canapé (oui vous avez bien lu, j’ai parfois squatté le canapé !) ou jouer à la balle avec mon petit bonhomme (et mince encore du sport !).

Je reprends donc ma chronologie sur les évènements qui ont précédé Royan. Le weekend précédent, je participais à…ah bah non ce n’était pas moi qui avait un dossard. J’étais bien sur un triathlon mais j’y étais pour encourager ma copine et ma sœur qui faisaient un XS ensemble. Week end super sympa au lac d’Hostens chez mon oncle. Ça m’a permis de recourir, faire un tour de vtt et nager dans le lac, juste histoire de voir que la récupération n’était pas mauvaise. Après des échanges avec l’orga de Royan, j’ai pu décrocher mon dossard pour venir y faire un tour, histoire de voir si cette récupération était si bonne que ça…

Le jour de l’épreuve, première mission, réussir à passer les délais pour…la mise en place du matériel dans l’air de transition ! Départ à 12h et fermeture du parc à…11h ! Une heure avant ! J’ai l’habitude de me pointer une bonne heure avant sur le lieu du triathlon mais je prends en général mon temps pour aller chercher mon dossard, me préparer et enfin aller au parc tranquillement. Là il fallait finir tout ça 1h avant pour ensuite glandouiller pendant 1h…bah oui je ne m’échauffe pas pendant une heure donc on a attendu…

Le départ de la plage est lancé d’un peu moins loin que l’an dernier, c’est bien on a moins l’impression de courir un 10kms avant de se mettre à l’eau ! J’ai pris l’habitude des départs et j’arrive là encore à ne pas trop me faire taper dessus en m’extirpant du gros de la meute avant de poser un peu plus ma nage. Sortie aux alentours de la 30ème place c’est toujours mieux que les années passées !

Je pars à vélo sur un tempo que je trouve trop lent, le capteur de puissance prêté par Culture Vélo me dit aussi que les watts ne sont pas terribles mais c’est l’effet « sortie de l’eau », tout ça devrait se débloquer rapidement. Une fois mon rythme pris je prends du plaisir sur ce parcours magnifique. Il suffit souvent de tourner la tête pour voir la mer et les reflets du soleil qui s’y projettent. La solitude des lieux dans un paysage magnifique, c’est une des meilleures choses à laquelle on a le droit quand on fait ce genre d’épreuves. Le premier des 2 tours se passe bien sur un rythme correct, malheureusement le vent aura décidé de nous corser l’addition et le 2ème tour se fera moins rapidement, surtout sur le retour, au moment idéal pour rappeler à tout le monde que c’est dur de finir ces 90kms surtout quand on commence à sentir les muscles plus raides.

Sans me soucier du chrono, je rentre gentiment dans l’air de transition en talonnant Pacome Thibault Lopez qui semble avoir levé le pied sur la fin du vélo pour repartir de plus belle à pied. Il part une cinquantaine de mètres devant moi et je ne cherche ni à m’accrocher, ni à rentrer. Je prends mon allure, celle que je pense pouvoir tenir 21kms. La premier grosse bute fait mal mais a le mérite de débloquer un peu ma respiration et mes muscles. Au premier demi-tour je vois 2 concurrents, dont Lionel Roye, qui vont très vite puis plus loin Antoine Méchin qui va encore plus vite ! Vont-ils rentrer ? Je ne sais pas mais ce n’est pas mon affaire, je gère mon triathlon principalement avec les moyens du jour et je n’aurais pas de mal à accepter qu’ils me doublent s’ils sont supérieurs à moi. Finalement un seul de ces 3 « speedy gonzales » va me doubler, j’aurais pour ma part redoublé Pacome Thibaut Lopez dans le premier tour et un autre concurrent dans les 2 derniers kilomètres. Passant la ligne en 8ème position, je suis finalement 7ème de cette course après déclassement d’Hervé Faure arrivé avant moi.

L’après course vaut le coup d’être racontée aussi. En arrivant assez tôt, on peut profiter immédiatement des masseur(se)s présent sur place pour nous. Le ravitaillement est quant à lui gargantuesque et de très bon goût, j’ai connu pire sur des courses ‘labellisées’ américaines récemment ! Ce ravito est aussi l’occasion de refaire la course avec les autres concurrents, cette année j’ai pu partager un bon moment avec Chris Argouet Noclain qui va s’envoler pour Hawaii très bientôt, il avait réalisé une perf exceptionnelle il y a quelques années et l’an dernier sur l’IM de Vichy il était arrivé tout simplement dans le top 10. Un mec super cool qui partage la même vision du sport, s’éclater, s’amuser et donner le meilleur, ça serait une bonne définition de ce qui s’est passé le 10 Septembre dernier à Royan.

La suite sera moins aquatique. Je vais participer dimanche prochain aux championnats de France de duathlon longue distance à Bois le Roi, du côté de la forêt de fontainebleau. Là encore, j’y vais pour découvrir une nouvelle façon d’enchainer des distances longues (7kms cap/90kms vélo/14kms cap) et m’y amuser j’espère. On ne va peut-être pas tout jouer sur la fraicheur là-bas mais sur l’idée qu’après cette dernière débauche d’énergie j’aurais 3 bonnes semaines de repos. Il va donc falloir tout donner voir même un peu plus si je veux tenir 3 semaines sans faire monter la pompe cardiaque ou faire chauffer les muscles !

En photo : la preuve que j'ai pensé à manger cette fois durant le parcours vélo!

 


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