Actus

25/11/2019

Marathon de San Sebastien : PR sous les 2h32’!

posté à 10:39

Après une prépa sans me mettre dans le rouge avec l’impression qu’il m’en restait même sous la semelle, j’étais fin prêt pour attaquer le marathon de San Seb’ de la plus belle des manières.
Enfin non, il restait une petite chose avant ça, un bon déjeuner chez Marine Gaillard dans le restaurant Natur’Home pour attaquer la période de charge glucidique à J-3! Un régal avec de la nourriture saine, j’étais fin prêt!
A l’arrivée en espagne le samedi, veille de course, je n’en menait pas large. Gros vent en rafales, pluie, tout était réuni pour NE PAS réussir à atteindre le chrono fixé. La nuit ne se passait pas mieux, on entendait la tempête taper aux carreaux de notre chambre d’hôtel. mais comme le calme vient souvent après la tempête, cette mauvaise météo nous aura épargné tout au long du marathon, les dieux étaient de notre côté cette fois-ci. J’y vois là un signe de mon papy, parti en ce début de mois. Je suis sur qu’il m’a filé un coup de main de tout là haut pour calmer les dieux du vent et de la pluie.
9h, c’est parti. Départ prudent, j’essaye de me caler sur l’allure de 3’35/km. Je m’enflamme un peu sur les 3 premiers kilomètres car je suis un groupe qui tourne autour de 3’30/3’32 et prend donc la décision de lever le pied, quitte à être tout seul, aucun problème. Je sens que j’ai l’allure dans les jambes, seul ou accompagné, je peux tenir le régulateur. Je retrouve 3 autres coureurs et nous rejoignons la première féminine du semi-marathon. Ce sera notre groupe jusqu’au bout de la première boucle. Ce premier semi passe vite, je suis dans l’attente de la suite, je déroule, essaye d’être souple et relâché et tente de profiter un maximum de ceux qui sont avec moi sur le semi car ils n’en ont que pour 21kms. Arrivé au 20ème je regarde autour de moi la couleur des dossards qui m’entourent, ils sont tous blanc, ce qui signifie qu’ils font tous le semi. “Ok dans 200m tu te retrouves tout seul pour finir ton marathon, soit encore 22 kms”. Cette pensée ne m’effraie pas, aujourd'hui elle me ravie même! La course commence maintenant, à moi de jouer solo, avec mon effort, ma solitude, mes pensées et les contractures qui vont gentiment faire leur chemin dans mes jambes. J’ai le fighting spirit, j’ai envie de courir encore plus vite mais je reste dans l’allure, Encore un semi où tout peut arriver. Je passe d’ailleurs ce premier semi marathon en 1h15’56’’. On avait dit autour de 1h16, on est bon! Je rentre sur un concurrent devant, ça me booste. Ceux que je rattrape ne s’accrochent pas longtemps, j’ai donc toute la route à moi tout seul pour cette deuxième moitié. C’est là que j’applique un truc nouveau pour moi, ma foulée “tapis de course”. J’ai remarqué que je pouvais courir sur tapis sans me soucier de ce qu’il se passe autour, me centrer uniquement sur moi, ma foulée et uniquement ça. Et c’est maintenant ce que je reproduis dans ces grandes avenues de San Sebastien ou j’ai toute la place pour moi. C’est reposant, je sens moins les contractures dans mes jambes et je suis efficaces. Je vais poursuivre les séance au chaud sur tapis, elles me permettent de cadencer ma foulée et de l’assouplir tout en la rendant plus efficace. Et en plus je ne cours ni dans le noir, ni dans le froid, ni sous la pluie! J’attaque le décompte à 10kms de la fin, j’ai encore des points de mires à rattraper, je me bats avec ça et des jambes qui commencent à être très raides mais je me suis accommodé de celà depuis plus de 10 kms, j'accepte cette douleur pour mieux l’apprivoiser. Un mec bien énervé me rattrape, grosse allures, ce sera le seul qui me doublera de cette deuxième boucle, il va bien, j’essaye de suivre 200m mais non, ça me met dans le rouge. Je le vois grappiller du terrain mais ne craque pas donc il ne se met pas non plus hors de portée. Ce petit mano à mano me fait passer le temps et chaque minute me rapproche de l’arrivée. Ca passe tellement vite que je voit déjà la dernière petite butte avant la redescente puis le 41ème kilomètre. Là, plus le temps de tergiverser, c’est serrage de dents et en avant! Je ne calcule plus rien, voit l’entrée sur le stade, passe aux 200m et d’un réflexe de pistard je regarde ma montre pour voir si je peux passer sous les 2h32’. 45’’, c’est ce qu’il me reste pour passer sous les 2h32, il ne va pas falloir s’écarter, je sais pour faire assez de séances à cette allure qu’un 200m en 40”, c’est 3’20/km. Je met tout, vois l'arche d’arrivée en 2h31’38’’face à moi, ça va je suis large...euh...ah mais non, en fait ça passe vite ce décompte, chaque seconde semble passer en un rien de temps mais ca passe, je coupe la ligne autour des 2h31’54’’ au chrono officiel, 2h31’51’’ en temps réel. Second semi en 1h15’55’’, 1’’ de mieux que le premier! La délivrance d’un marathon mené de bout en bout, mieux que prévu, sans craquage et au cours duquel j’ai eu la sensation de maîtriser mon sujet. C’est la première foi que je ressent un tel accomplissement après cet effort de 42 kms. On ne peut pas occulter la souffrance lors de tels efforts mais elle ne m’a pas empêché de rester dans ma bulle, mon effort et d’accomplir LA perf que j’étais venu chercher, voir mieux!

 


25/09/2019

Balneaman 2019

posté à 11:50

Une année sans monter un col, c’est comme une année blanche pour moi qui suis un adepte des montagnes ! J’avais rangé cette idée au placard pour cette année jusqu’à une semaine de ce Balneaman auquel j’ai pris part au pied levé. Après quelques séances de « Panic Training » spécifique en cols, j’étais fin prêt … comprenez par là des ascensions de l’Alpe du Zwift dans mon logiciel d’entrainement préféré sur Home Trainer.
La météo jouait les troubles fête toute la semaine précédent la course. Les prévisions tournaient entre l’orage et la simple pluie. Pas une seule possibilité de voir le soleil ce samedi 21 Septembre…je craignais un peu les descentes de col sous la pluie car j’utilisais un vélo de prêt et n’avait pas descendu de col depuis belle lurette.
Veille de course, nous faisons la route avec mon père quand je me rends compte d’avoir oublié un petit truc. Un petit truc très utile pour un triathlon : la ceinture porte dossard. Je me dis alors que j’essayerais de bricoler un truc qui permettra d’attacher le dossard par 3 points d’attache pour pouvoir le faire pivoter après la partie vélo (dossard derrière à vélo puis devant en CAP pour rappel). Une fois arrivée au lac de Genos-Loudenvielle, je vais récupérer mon dossard et là, bonne surprise, l’organisation offre une ceinture porte-dossard de son partenaires « Isostar » à tous les participants. Je me dis alors qu’il ne peut rien m’arriver ce week-end !!!
Et en effet, dès le samedi matin, les dieux de la météo m’ont entendu et il ne pleut pas. Le temps est couvert mais la température est agréable. Cela annonce une belle journée ! Enfin il y a quand même un sacré morceau à affronter avec la natation d’1 km dans une eau à 13°C, le parcours vélo ave 2600m de dénivelé sur 95kms puis un 10kms typé trail avec 300m de dénivelé sur caillou, ardoises, etc…
Lorsque je dépose mes chaussures CAP dans l’aire de transitions n°2 (qui est différente de T1), Mathieu Perget, le vainqueur de l’an dernier, vient gentiment me parler. C’est un ancien cycliste professionnel comme mon frère. Ils se connaissent et mon frère semble lui avoir glissé le mot qu’il me verrait surement sur ce Balneaman durant la course ! Je le retrouve ensuite au départ natation ou nous discutons gentiment en attendant le départ, très belle rencontre d’un adepte du triple effort comme moi et passionné de sport avant tout.
Le départ cafouille un peu, on se demande si c’est parti ou non. « Ah en fait c’est parti ! OK GOOO ». Ce cafouillage me fait partir plein gaz pour tenter de rester devant la meute. Ça marche plutôt pas mal, moi qui suis un peu trop diesel habituellement je ne vois pas grand monde devant, ça se resserre, je prends les pieds d’un mec qui laisse le trou sur le premier. Je ne suis déjà pas en aisance respiratoire avec le souffle coupé dû à ce froid de canard dans l’eau (je vous ai dit qu’elle était à 13 ?? :p), je ne peux pas accélérer pour le rattraper et reste avec 2 autres concurrents qui nagent à peu près à ma vitesse. Après environ 400m je sens que je me détache de mes deux compères. Pourquoi, comment ? Aucune idée, mais je me rend compte que j’arrive à respirer normalement maintenant donc ça doit venir du fait que j’ai retrouvé ma respi et c’est tant mieux. Je me rentre un peu dedans pour marquer le coup et je creuse sur eux. Devant je pense stabiliser sur le premier mais en fait je reviens un petit peu car plus la sortie approche et plus je le vois près de moi. Je sors en moins de 15’ pour ce 1000m en solo dans une eau glaciale c’est pas mal même si c’est lent par rapport à ce que j’ai l’habitude de faire. C’est cool je sors 2ème et comme je me place moi-même dans les favoris de la course, je trouve ça bien de marquer le coup dès la partie natation. Transition la plus rapide possible et je repars quand même à 10’’ du premier nageur car ça cafouille un peu avec les doigts gelés pour fermer la chasuble. Il part fort devant car je ne le rattrape pas tout de suite et je pars aussi assez fort. Mais après à peine 2kms j’ai pris la tête et après 3kms je ne le vois déjà plus derrière moi. C’est parti ! On grimpe directement le col du Peyresourde, à froid ça pique mais pas longtemps. Au moins on ne met pas 20’ à se réchauffer, au bout de 10’ de la partie cycliste je suis déjà dans mon effort de col. J’adore cet effort, seul dans sa bulle à caler sa respiration, sa fréquence de pédalage et une fois l’autogestion mise en place on peut regarder le paysage, s’élever dans cette montagne qui est magnifique ce matin du 21 Septembre. Couverte mais tellement belle avec une température clémente. Voilà je prends déjà mon pied. Seul hic au tableau, je suis dans la position du chassé et non pas du chasseur. Ce n’est pas le plus agréable donc je me raisonne en me disant que le vélo est long, qu’il faut le gérer et que si ca revient de derrière j’aurais du répondant pour rester au contact de la tête de course et mettre le coup de massue à pied. Ce premier col se grimpe très bien, en haut j’ai le visu sur la concurrence derrière, je n’aime pas les voir car ils me voient aussi du coup mais c’est assez loin pour savoir que je serais en tête encore un petit moment. Je me dis alors que dans la vallée il va falloir envoyer puis mettre un petit coup de boost dans le deuxième col, court mais très raide et sur une petite route. J’ai pu le reconnaitre en arrivant en voiture la veille, il va faire mal et je pense que ça peut être le bon endroit pour mettre en route du mode « appuie sans trop calculer » car il reste ensuite seulement le col d’Azet comme gros morceau. Comme prévu ce petit col Arreau-Lancon fait mal mais je sens que je monte bien en rythme. J’avais prévu de m’arrêter en haut de ce petit col car nous pouvions y laisser notre ravitaillement personnel. L’arrêt est rapide, changement de bidons, une compote et c’est reparti. Je plonge dans la descente, assez étroite mais pas extrêmement technique donc ça va assez vite. En bas de celle-ci, un bon bout de plaine se présente à moi. Le même que celui emprunté après le Peyresourde mais en sens inverse. A l’aller ça descendait fort, dans ce sens le vent et le faux plat montant sont plus usants. Je file vers Azet où j’ai un pointage de mon père, 3’30 sur le second. Seule info que j’ai, je me dis que ça devait être en haut de Lancon car on avait un pointage la bas il me semble. Du coup j’ai pu perdre dans la vallée avec ce vent et ces faux plat montant. Ce n’est pas grave et on verra car Azet se présente déjà devant moi. Dès le début ça grimpe très raide. Le temps de me mettre dans l’effort, je me rends compte que ça appuie moins bien qu’il y a une heure. J’attendais ce moment où ça allait couiner car je ne roule pas souvent plus de 2h cette année donc avec les cols du jours, je me doutais que dans ce 3ème col il faudrait passer du mode « appuie sans trop calculer » au mode « c’est la guerre ! ». Malgré ça je ne m’affole pas trop, ça peut être long 7kms en col si on attaque trop fort au pied. Les kilomètres défilent et un moto m’annonce le second à 30/40’’ !! QUOI ??? Mais il doit me voir alors ! Je me retourne au bout d’une ligne droite, je ne vois personne. Bon il y a peut-être plus mais il ne doit pas être loin quand même. Cette info me fait un peu paniquer mais en même temps je m’étais dit que si je devait me faire reprendre la tête, dans Azet ça serait pas mal pour ensuite passer la fin du vélo plus cool accompagné et courir à fond pour reprendre le leadership. Tout ça n’aide pas à se concentrer sur son effort de col et une autre moto me dit qu’il y a environ 1’. Bon ca se confirme, le second est bien rentré sur ces 20 derniers kilomètres. A ce moment-là, j’ai tout sauf envie de me faire reprendre. Je suis ne tête depuis le début et je n’ai pas envie de laisser ma place dans la dernière belle difficulté. Le mode « guerrier » s’enclenche donc naturellement. Plus aucun calcul, le regard visser vers le haut et j’appuie comme je peux même s’il n’y a plus grand-chose. Je bascule tout de même en tête, personne derrière, ça me rassure et je plonge dans la descente où un ancien me dit « Attention il y a des graviers ». D’un côté c’est sympa de prévenir mais de l’autre il m’énerve celui-là. Il me gâche ma descente avant même que j’ai pu la démarrer. Malgré le revêtement pas terrible, les graviers sont assez rares donc je vais assez vite et je récupère un dernier pétard très raide sans transition après la descente. Tellement raide et tout droit que je me met en danseuse pour tenter de le passer en injection. Et …SCIAAAC… un crampe vient me chatouiller la cuisse gauche. Ok j’oublie l’injection et je monte assis à un bon train ça suffira. J’ai un peu peur de la CAP qui suit le vélo si la crampe revient donc j’essaye d’assouplir au maximum mon coup de pédale. Je passe de nouveau à Lancon et re-descente rapide. Encore plus que la première fois car cette fois je l’ai déjà faite à vélo alors feu, c’est le dernier moment pour se faire plaisir à vélo, ensuite on retourne à Loudenvielle et c’est parti pour la CAP.
Je pose donc mon vélo sans avoir vu personne d’autre que la moto ouvreuse, c’est sympa, j’ai adoré cette balade dans les montagnes. Je pars courir sur un bon rythme malgré les jambes un peu détruites du vélo mais ça va ce n’est pas l’embrunman et j’ai pu remarquer qu’en levant le pied sur la fin du vélo, je partais courir assez souple. J’essaye même de partir fort pour prendre un peu d’avance même si mon père me dit « Tu peux gérer ». Ça veut dire quoi en termes de temps ? Je n’en ai aucune idée alors je prends un rythme bien soutenu mais pas le mode « course poursuite ». Au programme 2 tours de lac avec un premier tour très dur avec 2 ascensions dont une terrible avec la descente derrière qui casse vraiment les muscles puis le 2ème tour avec seulement la petite ascension du bout du lac qui fait mal tout de même. Dans la grande ascension, je ressens le même désarroi que lors de l’Alpsman. Marcher durant une course c’est terrible mais là pas le choix, la pente est tellement raide, le terrain est tellement caillouteux, je m’attends à tout moment à voir revenir quelqu’un qui saurait mieux gérer ces montées que moi. Heureusement mon avance est assez confortable et je peu apprécier le dernier tour de lac en allongeant ma foulée quand c’est possible sur le plat.
C’est donc une victoire sur le dernier triathlon de l’année. Une belle découverte, non pas du coin mais de l’organisation. J’espère clôturer la saison d’aussi belle manière que j’ouvrirais la prochaine car rendez-vous est pris pour le 2 Mai 2020 prochain et le Lacanau Tri Events où j’ai une petite malédiction à mettre fin afin de découvrir la plus haute marche du podium sur cette épreuve !

 


17/09/2019

Triathlon S de Niort

posté à 14:55

Année plus cool en termes de triathlons, année du grand écart aussi au niveau des formats ! Il y a un an je préparais l’Ironman d’Hawaii et ce 15 Septembre 2019 je prenais le départ du triathlon de Niort sur le format S, à peu près 9 fois moins long qu’un Ironman en termes de temps !
Mais pourquoi ? Principalement parce que mon ami et président Richard Bourdin souhaitait m’y voir si j’étais dispo. Il m’avait même concocté un programme pour tout le week-end avec la mise en place du site le samedi après-midi, l’aide en tant que bénévole et membre du club le dimanche matin et donc la course l’après-midi. Moi qui ai parfois peur de m’ennuyer, là je n’avais aucune crainte que ce weekend allait passer à mille à l’heure. COOL !
Super ambiance tout au long de ce début de weekend avec un club SNT au top pour tout installer dans la bonne humeur le samedi. Le dimanche matin, après avoir séché le début des festivités pour cause de réglage du vélo de prêt récupéré la veille au soir, j’ai pu arriver à temps pour sortir les petits poissons triathlétiques de l’eau sur les 3 formats précédents ma course. Une fois cette activité terminée, j’ai pu commencer à penser au S qui partait à 14h30. Passer de bénévole à triathlète qui allait sortir les griffes demandait un peu de calme et de moment pour se poser un peu.
14h15, je me met à l’eau, OUPS plus de jambes.
14h30 : c’est parti. Plus besoin de réfléchir si j’ai de bonnes jambes ou pas, de bons coups de bras ou pas, plus qu’une seule chose compte, avancer dans l’eau et le plus vite possible…si possible.
En fait c’est surtout le plus proprement possible qu’il faut dire car j’ai la fâcheuse tendance à me désunir lorsque je veux aller très vite dans l’eau en oubliant les principes de bases qui sont le gainage, la technique et la poussée complète du mouvement. Je nage donc en prenant tout ça en compte avec du bouillon encore devant moi. Je sors de l’eau 8ème et file vers mon vélo. Je crois alors Boris (pour moi il n’y a que lui à réellement surveiller car je le sais/pense plus fort) qui a déjà son vélo à la main et sors du parc. Oups j’ai une transition de retard, ça va faire du temps en trop ça.
Départ vélo à fond, ce n’est pas ma spécialité mais je force la machine, ça pique un peu mais je sais que ça va passer. Je suis accompagné, même si le soutien est parfois éphémère et parfois me fait perdre quelques km/h je le prends pour récupérer. Devant Boris est accompagné d’un jeune de La Rochelle, Lorys Richaudeau. Je le connait car j’ai eu l’occasion de nager une fois avec lui. Le jeune loup est surement en train de s’enflammer car je le vois passer des relais à Boris à chaque demi-tour quand nous nous croisons. Je me dit alors « Mais qu’est-ce qu’il fait, il sait qu’il va se faire tordre en CAP…et en plus ça ne m’arrange pas que Boris ait un allié à l’avant. Tant pis je continue, j’ai un soutien avec moi, on va l’appeler le dernier survivant car c’est le seul encore présent pour passer son vélo devant moi par moments ! Il faiblit et n’est pas très à l’aise techniquement alors quitte à s’amuser, allons-y gaiement ! et au profit d’un rond-point attaqué à bloc et d’une relance en faux plat montant je m’en débarrasse à 4 ou 5 kms de la fin du vélo. J’appuie donc fort jusqu’à la transition n°2 et pars courir avec une bonne minute de retard sur Boris, je le vois au loin, c’est trop loin pour être reprise sur 5kms. Par contre Lorys lui est en souffrance (« Je l’avais dit !! »). Je vois que je rentre extrêmement vite sur lui et le double avant le premier demi-tour. Une fois le trou fait derrière, avec un trou assez grand devant, je calme mes ardeurs et prend un rythme que j’appellerais de « travail » pour bosser la vitesse sans sortir non plus les crocs à la mort. Boris semble en avoir fait autant car nous arrivons presque avec le même écart qu’à la fin du vélo. Assez content d’être quasiment à son niveau à pied et il était bien plus fort donc je ne peux pas nourrir de regret de cette 2ème place.
Bilan extrêmement bon du weekend car au-delà de la course, le club à été fièrement représenté par tous les bénévoles présents sur place. Beaucoup de retours positifs de la part des triathlètes et des spectateurs. J’espère qu’on peut compter sur le futur pour faire perdurer ce triathlon, le bonifier avec le temps et l’inscrire dans les tablettes comme une épreuve à ne pas louper à l’avenir.
OUI Niort a son triathlon et OUI la sèvre c’est sympa pour y nager !

 


10/09/2019

Triath’long U Côte de Beauté

posté à 07:31

Je vous écris ce CR de course la tête encore à moitié à notre mariage du 31 Août dernier, l’autre moitié déjà de retour au boulot…un peu comme lors du triathlon Half Ironman que j’ai pu faire à Royan samedi dernier !
Royan, c’est une histoire qui dure depuis mes débuts dans le triathlon. C’était ici mon premier Half qui me paraissait une montagne à l’époque. Mais qui aujourd’hui ne me fait plus du tout peur, au point d’y aller sans vraiment m’y être préparé. En ayant roulotté, nageotté et un peu plus couru dans l’optique du semi-marathon de Niort le 20 Octobre prochain. J’étais confiant sur ma capacité à ne pas avoir la « caisse » pour tenir un effort long d’environ 4h, la gestion allait donc devoir être de mise et ça a commencé dès la partie natation, allez venez c’est parti !
30’ avant le départ, il tombe un crachin pas commode qui me fait déjà regretter Hawaii et sa chaleur étouffante 😉. Après avoir eu la chance de papoter avec Sylvain et Bertrand Chavanel, j’ai pu aller m’échauffer dans une eau fraiche au premier contact puis très bonne une fois la machine en route. Le départ se donne sur la plage avec un bon 50m à courir. Je met en avant mes grandes jambes pour être un des tous premiers à poser le premier pied dans l’eau (YES !). Ça bastonne un peu puis ça s’écarte rapidement. C’est cool, je sens que je fait mon effort régulier, que je pourrais poursuivre comme ça un petit moment et je vois sur ma droite un copain de club (Antoine St Loubert) qui nage mieux que moi habituellement. Et pourtant au gré d’une petite accélération pour boucher un trou, je le dépasse sans enflammer le moteur (dans l’eau ça aide !). Après le demi-tour les groupes sont mieux définis et je suis bien la où je suis. Je me fais alors la réflexion suivante « J’en met un ou j’en met un ? ». Je me suis vite ravisé lorsque j’ai repensé qu’on avait à peine une demi-heure de course d’effectuée et que ma « caisse » du moment risquait de me jouer des tours. A partir de ce moment là je suis resté bien sagement dans les pieds en faisant attention de ne pas laisser de trous dans le groupe. A partir de ce moment-là, j’ai aussi eu des pensées hors contexte : « Wouah on a que 1500m et dire que si j’étais sur Ironman je n’aurais même pas fait la moitié ». La sortie approchante, je me refixait sur le groupe et le rush final avant la sortie de l’eau, la traversée du parc à vélo et hop sur mon vélo.
Oulalala mais ça bouchonne ici ! Forcément le petit groupe que nous étions dans l’eau part ensemble. Je passe tout le monde et c’est parti. Ah mais on me repasse direct. Ok c’est pas grave, c’est Hervé Faure (vainqueur à Nice, Embrun, etc…). Bah oui, mieux tu nages et plus tu sors avec les mecs de ton niveau à vélo c’est la règle ! On repassera pour la grande évasion à vélo mais je la garde dans un coin de ma tête. Ah bah tiens dès les premières bosses, j’en étale un peu partout (des watts) et ça semble casser derrière. Enfin il y a Hervé Faure qui traine la petite troupe à distance et ce mec là il ne se couche pas comme ça. Je pris alors pour qu’il revienne tout seul ou avec Pacôme qui est avec nous et de mon niveau à vélo…mais ces deux là on des sangsues dans la roue. Tout bien réfléchi on va dire que ce sont des larves qui, une fois la course à pied lancée, se transforment en papillon et prennent leur envol !!! Je me plains déjà mais ce n’est pas fini, on n’en est qu’au début du vélo et je me dis qu’avec l’usure ils vont s’user ! Sur le plat forcément, en étant à peine à la distance de 10m ils ne risquent pas de sauter. J’en ai moi-même fait l’expérience car étant dans ce groupe de 5, Hervé et Pacôme qui ne sont pas du genre à attendre que ça se passe sont forcément passés devant par moment. Dans les bosses du retour sur ce premier tour je reste sage et attend le second tour. J’en remet un peu sur ce retour, toujours pas de craquage derrière. C’est alors que Simon Billeau nous passe comme une balle sur la partie vent de dos avec un 56*11 ou un truc du genre ! Ça envoie, ça ne bouge pas, on sent le gros rouleur, chapeau l’artiste. Mais je me dit qu’on le cueillera en CAP peut-être. Retour vers Royan je passe devant, me fait plaisir et vois que ça craque derrière. Malheureusement trop tard pour créer un réel écart mais ils m’ont assez énervé les 2 sangsues, j’y vais à fond jusqu’à T2 quitte à me griller les jambes pour la CAP. Il faut bien tester les réactions du corps humain.
Sortie de T2, pas de miracle, les jambes sont dures suite à cette fin de vélo. J’ai beau avoir posé le vélo avec une trentaine de secondes d’avance sur le groupe, les jeunes papillons reviennent tout de suite sur moi. Puis Pacôme qui a été plus sage sur sa fin de partie cycliste. Je connais ce parcours à pied, ça aide car j’y ai mes repères. Mais en même temps c’est un désavantage car je compare à l’année dernière ou je courais beaucoup plus rapidement et avec bien plus de facilité que cette année. J’avais sorti une course énorme mais je préparais l’objectif ultime pour moi qui était Hawaii, j’étais déjà au top ! Cette année avec mes 10/11h de sports en moyenne par semaine j’ai beaucoup plus de temps pour les activités Boulot/Famille. On en ressent un plaisir commun avec ma (dorénavant) femme et les enfants et j’ai plus d’énergie à dépenser au boulot dans les projets qui sont motivants à la MAIF. Fin de la parenthèse Famille/Boulot, j’ai un contrat pour les citer au moins une fois par CR, c’est fait allez hop la suite !! 😉
Donc on en revient à ce semi final. C’est dur, j’étouffe, mon ventre est très contracté ce qui m’empêche de bien respirer. Après 7/8kms Valentin Rouvier revient sur moi. Plus je le connais et plus je l’apprécie ce mec-là ! Il semble être du même avis que moi sur ce semi : « On va au bout en essayant de tenir un bon rythme ». Du coup je m’accroche, la compagnie me fait du bien et j’arrive même à récupérer en me concentrant sur sa foulée (même si tu manques de cadence valentin !). Le début du 2ème et dernier tour à pied début, je repasse devant pour mener le train, nous passons Pacôme qui est en souffrance et Val’ m’annonce qu’on devrait aussi revoir Simon Billeau. Je m’excite un peu et voit à la montre que je cours plus vite qu’au premier tour sur la même portion ! Je n’ai pourtant pas l’impression de voler mais ça semble aller un peu mieux le temps que mon ventre se décontracte. Je mène bon train avec Valentin, il repasse ensuite et je me déconcentre, je regarde la mer, mes pensées s’échappent et un appel de Valentin qui me dit « Lâche pas » me fait revenir à la réalité du moment. Ah oui j’ai lâché 4/5m dans mon évasion mentale et je reviens au train. Il accélère un peu car nous revenons sur Simon mais ce changement de rythme me tend le ventre. Dommage, il faudra attendre encore un peu pour laisser les jambes partir toutes seules en foulées légères ! Dernier demi-tour, nous reprenons Simon et je repasse ensuite devant. Le fait de passer en tête et de n’avoir plus qu’à se concentrer sur ma foulée avec l’idée des 2 derniers kilomètres à parcourir me fait l’effet d’une bonbonne d’oxygène. J’étends la foulée, j’ai envie d’en finir. Une envie folle d’en finir au plus vite. Val’ me dit d’y aller car il est mort, je croit lever la main en signe de « Merci » ou de « Tiens bon ». Nous n’avons plus rien à jouer, 7 ou 8 c’est pareil. La finish Line est déjà là. Superbe nouvelle arrivée, digne des plus beaux Ironman labellisés. Royan sait se réinventer même après 9 années. Vivement la 10ème !
Je termine donc 7ème de Triath’long U Cote de Beauté. Encore heureux de cette belle épreuve effectuée sous un grand soleil, c’était génial et même sans grandes sensations on peut vivre l’aventure du triathlon à son niveau sachez-le ! Et en plus le mot de la fin pour le ravito d’arrivée, je ne pouvais pas ne pas en parler : IL Y AVAIT DU FLAN AU RAVITO !!!

 


11/07/2019

Combine XS+S de Verruyes

posté à 11:35

Le premier weekend de Juillet rime souvent avec triathlon du coté de Verruyes. J’en suis à ma 3ème participation là-bas et ayant gagné les 2 autres éditions auxquelles j’y ai participé j’ai une pression énorme (je rigole).
Le petit truc marrant c’est que j’y ai gagné d’abord sur format M (courte distance) puis Half. Pour cette édition c’est un tout autre format auquel je m’attaque, celui d’un combiné composé d’un XS à 11h30 puis d’un S à 15h avec les départs en poursuite dans l’ordre du classement du matin.
Autant vous dire que si je gagne celui-là, j’aurais presque vaincu sur tous les formats du triathlon de Verruyes (à part l’Ironman) !
Nous commençons donc par un XS, ça m’amuse de penser qu’on va nager 5/6’ et sortir de l’eau, foncer à vélo sans réfléchir puis faire 2 tours du plan d’eau. Mais en fait, il n’y a qu’en y pensant que ça m’a amusé. J’ai vraiment été saisi par ce format, toujours à bloc, toujours dans le rouge et surtout dès la natation où je n’ai pas su nager proprement dans ce bouillon. Résultat : je sors loin et surtout je sors avec les jambes en guimauve car dans le rouge d’entrée. En prenant le vélo j’essaye d’aller vite mais ça ne veut pas, je vois un mec devant qui s’éloigne, s’éloigne, ouch c’est dur à encaisser, j’ai pas l’habitude ! Le gars en question est celui qui va gagner ce premier format (Manuel Amand), c’est un cycliste, mais ça je ne le saurais qu’après. Je me concentre sur le fait d’aller le plus vite possible mais ce n’est jamais assez vite. Lilian Jegou me double, ouch deuxième claque ! Je sais qu’il roule vite mais dans l’eau quand même je dois bien lui mettre assez pour qu’il ne me rattrape pas. Bon tant pis il n’y a plus qu’une chose à faire, le garder le moins loin possible tout en restant à 10m ou plus. Et essayer de suivre un Lilian Jegou je vous assure que ce n’est pas une mince affaire ! Heureusement la fin du vélo arrive vite et il ne me colle qu’une trentaine de mètres que je vais vite rattraper à pied. Je suis alors au contact des 2 et 3ème avec le 5ème dans le sillage lui aussi. Je pars à fond, 2,5kms c’est très court…enfin oui c’est court mais c’est un peu long pour être couru au sprint. Je passe rapidement second et voit au loin, bien trop loin, le premier. Je creuse sur le 3ème, ok je vais terminer second de ce format XS. « Mais il y a une course cet après-midi, ça serait quand même pas mal que tu te rapproches de la tête » me dit mon cerveau. Pas facile, en fait le premier court aussi vite que moi donc je termine à 28’’ en deuxième position.
Ce format fait mal, j’en tremble encore pendant un moment après la ligne en sachant que le vainqueur est sorti avant moi de l’eau, m’a mis quelques secondes à vélo et court aussi bien que moi, je pense donc que le classement sera figé pour l’après-midi. D’autant plus qu’il partir 30’’ devant moi sur ce format S!
Maintenant que l’étape 1 est terminée, on va s’attarder sur ce que j’ai fait entre les 2 courses. C’est peut-être le plus important de la compétition finalement.
Après un ravito d’arrivée léger, j’ai trottiné 5’ tranquillement pour éliminer les toxines que je venais de produire. J’ai ensuite entendu mon nom appelé au podium que je me suis empressé de rejoindre avant de revenir pique-niquer avec les miens. J’ai voulu manger, ni trop ni trop peu, donc j’ai fais ça à l’envie avec un wrap, un bout de quiche, un bout d’omelette au saumon et un gâteau au fromage en finissant par un café. En finissant je me suis dit « Ouhla j’ai bien mangé, ,il reste seulement 2h avant la course … pas grave au moins je ne coincerais pas ! ». S’en est suivi une petite marche pour remonter à la voiture chercher des affaires de rechanges et enfin je me suis allongé sur la plage en discutant sans dormir car le réveil aurait été compliqué juste avant le format S !
15h est très vite arrivé, j’ai donc dû retourner mettre mon vélo dans le par cet été tester les bras avant cette seconde et dernière étape du combiné. La tactique pour l’après-midi était de tout donner mais avec un peu plus de gestion que le matin. Advienne que pourra, mais je ne me faisait pas d’illusion sur l’issu de la compétition.
15h00, le premier part
15h00’28’’, je m’élance. Quel bonheur, pas de vague des autres concurrents, je peux me concentrer sur ma nage et uniquement ça et en plus je sens mes bras débloqués, j’ai cette sensation grisante d’appuyer et d’avoir encore envie d’appuyer fort et propre le coup d’après !
Je pense rentrer sur le premier à la fin du premier des 2 tours mais on m’annonce n’avoir repris que 8’’, dommage. Derrière, Remi Hay ne semble pas être revenu dans mes pieds alors qu’il nage bien mieux que moi et m’avait collé 40’’ sur cette même boucle le matin. COOL ! La deuxième boucle se passe bien mais je retrouve d’autre concurrent partis dans leur premier tour de 400m natation. Je me fais un peu gêner mais réussi à nager par moi-même sans être embêté la plupart du temps. A environ 100m de la sortie, je sens Rémi à coté de moi. Je suis tout excité qu’il ne revienne qu’à ce moment là et profite qu’il soit là pour trouver la motivation de rester avec lui côte à côte jusqu’à la sortie. Et justement, lors de cette sortie en levant la tête je vois Manuel Amand 10m devant ! C’est tout bon ! Instinctivement je lève le doigt pour signifier que je suis là, je suis de retour dans le GAME 😉 !
Départ vélo prudent jusqu’à la première bosse qui me permet de tester les jambes, ça va, je double le premier qui souffle extrêmement fort, c’est bon signe. Il ne lâchera rien durant une grosse dizaine de kilomètres avant que je ne le voie perdre que sensiblement du terrain. Je me suis dit qu’il attendait surement sagement derrière moi pour jouer sa carte à pied et c’est une idée qui me plaisait de batailler sur la dernière CAP. Ce n’est pas pour autant que je n’avais pas en tête de le faire souffrir…et dans chaque bosse ou faux plat du parcours, j’enclenchait le « malopattes » pour tester la résistance du bonhomme. Je ne me suis que rarement retournée car j’aime l’effort solitaire mais quand je le faisais sur les 5 derniers kilomètres, je pouvais estimer qu’il craquait quelque peu, ce qui me boostait un peu plus.
Dernière bosse très raide avalée petit plateau, je pouvais respirer un maximum avant d’attaquer les 5kms à pied. A ce moment de la course, je ne m’occupe plus de rien, simplement mon effort et descendre du vélo, ôter le casque, attacher les chaussures et mettre le dossard devant et c’est partiiiiii.
En partant à pied c’est très dur, je sens que j’en ai laissé plus sur la route que le matin, les jambes sont plus lourdes ! Mais on m’annonce aussi 50’’ d’avance sur le second, ça c’est cool, ça sent bon la victoire ! Je prends un rythme autour de 3’30/km qui va bien, je suis en gestion critique on peut dire, pas en survitesse mais j’aurais du mal à aller beaucoup plus vite. Les 5kms en 2 boucles passent super vite et je remporte donc ce combiné avec une bonne marge d’avance sur le second (plus de 2’). J’aurais donc attendu l’après-midi pour faire une course pleine dans les 3 disciplines et aller chercher la victoire. Très intéressant ce format de course, j’ai apprécié me faire malmener et réagir avec autorité l’après-midi. J’ai aimé cet état d’esprit de conquérant qui m’a animé tout au long du format S. J’ai bien changé, il y a quelques années je n’aurais pas su m’imposer de la sorte. Le poids des années et des expériences peut parfois avoir du bon.
Marci à mon club, le Stade Niortais Triathlon
Merci Verruyes
Et merci le TCG79 !

 




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