Actus

22/09/2020

Frenchman Series Acte 2 : Libourne

posté à 04:09

L’acte 2 des Frenchman Séries se déroulait ce samedi à Libourne. J’avoue que cette série est très sympa. J’y découvre des sites de triathlon magnifiques où je n’avais pas encore caressé l’eau, posé mes roues ou foulés les sentiers.

Libourne donc, Lac des Dagueys plus précisément. Arrivé la veille, j’ai pu voir qu’à vélo ça roulait bien mieux que prévu. Les quelques bosses du parcours passaient avec tellement d’élan sur un revêtement de très bonne qualité, l’idée de remplacer la roue arrière profilée par une roue pleine m’effleura l’esprit puis cette idée grandit, grandit, pour devenir une envie forte de m’amuser sur ce parcours emporté par l’inertie de ma roue pleine. Le vélo étant dans sa configuration “char d’assaut”, on pouvait passer à la course!

La natation dans ce lac dédié à l’aviron me rappelait l’Ironman de Vichy, à nager entre les lignes d’eau. C’est beaucoup plus facile d’aller tout droit sans regarder devant en nageant. Je pars en première ligne, première vague, avec Sam laidlow (favori de la course) et un autre gars qui semblait être là pour faire des vagues et pas pour rigoler. BOOOM ça part, on décolle donc à trois pour lancer ce L du Frenchman. Je vois directement les jambes de mes collègues s’activer genre essoreuse à salade. J’essaye de tenir, ça m’amuse un peu et je ne sais pas s’ils partent fort pour ensuite prendre un rythme plus cool alors j’essaye. Mais même en essayant je n’arrive pas à rester au contact et ce démarrage en mode V12 me vaut la peine de suffoquer. Je n’arrive plus à respirer, la respi 3 temps passe souvent en 2 temps sous peine de devoir m’arrêter là et attendre que l’oxygène refasse son apparition dans mes poumons. Malgré cet épisode j’arrive à reposer une nage en 3 temps, en solo, derrière ça ne rentre pas et je ferais toute la natation ainsi en 3ème position avec le visuel sur le 2ème qui ne s’éloigna pas très vite au final. J'aurais 3’ de retard à la sortie sur Laidlow et seulement 1’ sur le second dans un combat en un contre un contre un, je suis plutôt content de cette natation par mes propres moyens!

La transition se passe très très bien contrairement à casteljaloux, clou du spectacle, je passe même deuxième à la sortie du parc, si ça ce n’est pas de l’efficacité! Par contre aux premiers appuis sur les pédales, ça ne répond pas super bien, le sang semble être resté dans mes bras et j’appuie avec des guiboles en cartons. Le capteur que je viens de récupérer de réparation m’indique que ça monte pas aux 300W voulues. Ce capteur, je vous la fait courte, va me lacher au bout d’une heure trente de course...bien bien pour un outil qui sort juste de réparation. Après 10 kms environ, je sens l’air devenir plus fort, je sens mes fessiers et cuisses appuyer plus solidement sur les pédales...enfin ça commence à aller vite! Ces 3 tours du parcours vélo passent très vite, j’y place mes repères à chaque tour en reconnaissant les sections rapides quand le vent passe arrière,etc... je suis quand même content d’en partir au 3ème passage après avoir reçu 3 petites gouttes sur mon casque, du côté du parcours qui s'assombrissait. Je me dis alors qu’on va courir au frais si ces nuages prennent la direction de libourne à 10 kms d’ici.

Arrivé au parc, je n’ai vu aucun concurrent direct, ni devant, ni derrière et suis relax, tel un Tadej Pogacar qui prend le départ du dernier chrono du tour en étant content d’être second car devant c’est plus fort. Je pars à pied avec 3’ de retard sur la tête, je suis donc 2ème. Rentrer? Je n’y pense pas. Je suis sur mon allure, j’essaye d’être dans un bon rythme et cette fois ça va bien. L’allure se fixe petit à petit, le chrono descend gentiment pour être en 3’42/km sur ce premier tour et surtout je commence à ne plus être concentré sur ma foulée, j’ai un point au loin qui se rapproche à une vitesse incroyable. Tellement vite qu’à la fin de ce premier tour de 5kms, au premier demi-tour, je suis aux basques du premier. Le semi solo qui était prévu se transforme en combat final! Je suis prêt et en position de force car dans la peau du chasseur. J’entend le speaker annoncer que le premier marche maintenant. Le combat semble vraiment déloyale, il vit une explosion de moteur. D’instinct je ralenti pour l’encourager à mon passage à ses côtés. J’ai vu que c’était loin derrière et lui dit qu’il fallait qu’il s’accroche pour rester au moins sur le podium. Malheureusement il jettera l’éponge. La suite est un mélange de check de mon avance grandissante à chaque tour, de régulateur de mon allure pour quand même avancer puis profiter un peu au dernier tour sur ce parcours mentalement compliqué en Aller Retour sur 2,5 kms! Je suis tellement heureux de sortir de cette ligne droite infernale pour aller rejoindre l’arrivée et soulever la banderole du vainqueur! ENFIN. Après beaucoup de participation sur le Frenchman, je peux enfin visiter la première marche du podium. Par le passé j’ai goûté au podium XXL (3 puis 2ème) et Half (2ème puis 3ème). Maintenant que j’ai aussi le 1 sur le Half, il m’en manque une sur la distance XXL, vous voyez ce que je veux dire?!

 


18/09/2020

Test du RUNN Smart Treadmill

posté à 16:06

C'est pas souvent (et c'est même la première fois) j'ai pu tester une petite nouveauté technologique.
J’ai découvert le RUNN Smart Treadmill! Un petit boitier que l’on fixe sur l’arrière du tapis de course et qui, une fois installé, ne vous demande plus rien d’autre que de courir pour vous envoyer les information de votre course à pied.
Ainsi, ce petit boitier, en plus de donner la vitesse de course va aussi vous donner votre cadence et l’inclinaison de votre tapis!
Vous allez me dire, pourquoi avoir des infos qui s’affichent déjà sur mon tapis (sauf pour la cadence)? Eh bien pour ZWIFTER! Ce petit boitier va rendre votre tapis de course “intelligent”, c’est à dire exploitable pour courir sur cette plateforme ultra connue maintenant (surtout depuis le confinement) et trouver des copains/ines de course à pied qu’il ou elle soit à côté de chez vous ou à l’autre bout du monde...c’est beau la technologie! Ca va aussi permettre de faire les entraînements calibrés que propose Zwift. Pour en avoir fait quelques uns, c’est un gros point fort et la séance passe extrêmement vite car ça permet de rester concentré sur l’objectif d’allure en suivant les conseils du coach virtuel de la séance.

Alors, comment ça marche? C’est très simple, le RUNN est fourni avec des autocollants réfléchissants que vous placez sur la bande de roulement du tapis et qui vont venir passer sous la lunette optique du boîtier. Chaque autocollant réfléchissant va donner au RUNN l’info de la vitesse instantanée et attendre le passage du prochain pour s’affiner si changement d’allure. Pour être précis j’ai placé 3 autocollants (sur une dizaine fournie) et la vitesse est, on peut le dire, instantanée, même lors d’un changement d’allure.

Pour la petite histoire, j’ai testé ce dispositif en mode “bourrin” sans rien étalonner, eh bien la vitesse est la même que sur mon tapis! Niveau précision, on ne peut pas être beaucoup mieux. Et plus besoin de chercher un footpod qui va changer d’allure selon que vous tapiez plus fort sur le tapis ou augmentiez la cadence. Ici le boitier calcul la vitesse à laquelle déroule le tapis, que vous modifiez ou non votre type de foulée.

On peut quand même télécharger l’application “RUNN Configurez app” pour calibrer la vitesse et l’inclinaison et mettre à jour l’outil. Au top pour les fondus de précision au millimètre. En parlant d’application, les possesseurs d’Apple Watch peuvent directement connecter leur rythme cardiaque au poignet au RUNN via l’application “Heartbeatz connect app”.

En parallèle, le RUNN inclus un détecteur du nombre de “chocs” pour vous donner votre cadence et embarque un genre de niveau afin d’enregistrer et donner l’inclinaison du tapis.

C’est donc un outil très complet que j’ai pu tester. Sans avoir à s’équiper d’un footpod sur les chaussures et pour moins de 100€ on peut rendre son tapis plus fun et connecté alors foncez vers le running 2.0!

 

https://npe-inc.com/


07/09/2020

Half Frenchman #1 - Casteljaloux

posté à 11:27

ENFIN! C’est reparti pour les triathlons en 2020. Quel pied de remettre un dossard. Mais quelle étrange sensations de retrouver l’ambiance d’une ligne de départ natation, surtout quand on est mal placé dans le SAS élite et qu’on part dans la (petite) meute de triathlète pleins de testostérone qui envoie balancer les bras à droite “PIM”, à gauche “BAM”. Vous l’aurez compris, j'ai un peu galéré sur la première partie de natation, à me battre plutôt que de pouvoir poser ma nage, que je sais avoir amélioré sur cette dernière année. Il m’aura fallu plus de 500m et un groupe de tête ayant pris la poudre d’escampette pour pouvoir enfin m’appliquer à avancer dans l’eau. Une fois tout seul, plus personne devant, plus personne dans mes pieds, j’étais bien! Sorti en 6ème position après une nat’ à 1’23/100m de moyenne tout seul, OUF les progrès se voient quand même! Place au vélo.

Le départ vélo me semble plus compliqué, je crois que le fait de maitriser la natation me permet de me mettre plus dans le dur dans ce domaine, mais du coup, d’en pâtir ensuite pour refaire travailler les membres inférieurs. Quoi qu’il en soit je prend mon rythme en cherchant mon allure sans me soucier du groupe de 3 qui rentre sur moi. Le petit temps mort à leur retour me fait retrouver un second souffle bienvenu. Malheureusement, je vois qu’un espagnol qui galope beaucoup trop vite reste bien sagement dans les roues à distance sans vouloir passer sa roue avant en tête de groupe. ca énerve Thomas Navarro tout comme moi et je commence à réfléchir à une tactique pour l’exclure du jeu. J’attend un des rares moments où il passe devant pour respirer un grand coup et mettre un coup de pétard. Genre un gros coups de pétard , pas le pétard mouillé. Je baisse la tête et appui fort sans me relever, on fera les comptes d’ici 5-10 bornes, avant ça, un bon moment de sufferfest m’attend. Dans ma petite entreprise, je vois le petit point au loin se rapprocher. Devant ce petit point la voiture ouvreuse...tiens tiens je rattrape l’homme de tête, cool ça! Une fois rentré, je tente une petite attaque pour tester l’usure de Dylan Magnien, le mec ne bronche pas et suit assez facilement...bon ok, il galope le bougre et arrive à rouler pas trop mal, on reste donc ensemble jusqu’à la dépose du vélo ou il me colle 20” sur la transition velo-cap et part sur un rythme énorme. Ce sera sans moi, j’ai mal aux jambes!

Dès le départ à pied, c’est compliqué. Mes jambes ont pas mal souffert à vélo et ne m’aident pas beaucoup à avoir la foulée que je recherche. Il va être long ce semi. La période d’un an sans compétition n’aura pas renforcé le corps, c’est bien normal, le retour aux fortes intensités se faisant pour moi en compétitions, ça devrait aller de mieux en mieux pour la suite. A partir du 7ème, c’est mon ventre qui me tord les boyaux, il fera des siennes jusqu’au 15ème et une arrêt express dans les bois...pour pouvoir finir plus dans la sérénité une fois passé en 3ème position avec une marge suffisante sur le 4ème.

Une arrivée en 4h01, pour une rentrée, elle fut bonne pour moi avec un vélo plus fort que prévu qui a impacté ma course à pied ou j’ai beaucoup subi suite aux efforts consentis au préalable. La place me satisfait grandement et me laisse entrevoir la suite sereinement avec Libourne le 19/09 et Hourtin le 11/10 pour boucler le Frenchman Series 2020!

 


25/11/2019

Marathon de San Sebastien : PR sous les 2h32’!

posté à 10:39

Après une prépa sans me mettre dans le rouge avec l’impression qu’il m’en restait même sous la semelle, j’étais fin prêt pour attaquer le marathon de San Seb’ de la plus belle des manières.
Enfin non, il restait une petite chose avant ça, un bon déjeuner chez Marine Gaillard dans le restaurant Natur’Home pour attaquer la période de charge glucidique à J-3! Un régal avec de la nourriture saine, j’étais fin prêt!
A l’arrivée en espagne le samedi, veille de course, je n’en menait pas large. Gros vent en rafales, pluie, tout était réuni pour NE PAS réussir à atteindre le chrono fixé. La nuit ne se passait pas mieux, on entendait la tempête taper aux carreaux de notre chambre d’hôtel. mais comme le calme vient souvent après la tempête, cette mauvaise météo nous aura épargné tout au long du marathon, les dieux étaient de notre côté cette fois-ci. J’y vois là un signe de mon papy, parti en ce début de mois. Je suis sur qu’il m’a filé un coup de main de tout là haut pour calmer les dieux du vent et de la pluie.
9h, c’est parti. Départ prudent, j’essaye de me caler sur l’allure de 3’35/km. Je m’enflamme un peu sur les 3 premiers kilomètres car je suis un groupe qui tourne autour de 3’30/3’32 et prend donc la décision de lever le pied, quitte à être tout seul, aucun problème. Je sens que j’ai l’allure dans les jambes, seul ou accompagné, je peux tenir le régulateur. Je retrouve 3 autres coureurs et nous rejoignons la première féminine du semi-marathon. Ce sera notre groupe jusqu’au bout de la première boucle. Ce premier semi passe vite, je suis dans l’attente de la suite, je déroule, essaye d’être souple et relâché et tente de profiter un maximum de ceux qui sont avec moi sur le semi car ils n’en ont que pour 21kms. Arrivé au 20ème je regarde autour de moi la couleur des dossards qui m’entourent, ils sont tous blanc, ce qui signifie qu’ils font tous le semi. “Ok dans 200m tu te retrouves tout seul pour finir ton marathon, soit encore 22 kms”. Cette pensée ne m’effraie pas, aujourd'hui elle me ravie même! La course commence maintenant, à moi de jouer solo, avec mon effort, ma solitude, mes pensées et les contractures qui vont gentiment faire leur chemin dans mes jambes. J’ai le fighting spirit, j’ai envie de courir encore plus vite mais je reste dans l’allure, Encore un semi où tout peut arriver. Je passe d’ailleurs ce premier semi marathon en 1h15’56’’. On avait dit autour de 1h16, on est bon! Je rentre sur un concurrent devant, ça me booste. Ceux que je rattrape ne s’accrochent pas longtemps, j’ai donc toute la route à moi tout seul pour cette deuxième moitié. C’est là que j’applique un truc nouveau pour moi, ma foulée “tapis de course”. J’ai remarqué que je pouvais courir sur tapis sans me soucier de ce qu’il se passe autour, me centrer uniquement sur moi, ma foulée et uniquement ça. Et c’est maintenant ce que je reproduis dans ces grandes avenues de San Sebastien ou j’ai toute la place pour moi. C’est reposant, je sens moins les contractures dans mes jambes et je suis efficaces. Je vais poursuivre les séance au chaud sur tapis, elles me permettent de cadencer ma foulée et de l’assouplir tout en la rendant plus efficace. Et en plus je ne cours ni dans le noir, ni dans le froid, ni sous la pluie! J’attaque le décompte à 10kms de la fin, j’ai encore des points de mires à rattraper, je me bats avec ça et des jambes qui commencent à être très raides mais je me suis accommodé de celà depuis plus de 10 kms, j'accepte cette douleur pour mieux l’apprivoiser. Un mec bien énervé me rattrape, grosse allures, ce sera le seul qui me doublera de cette deuxième boucle, il va bien, j’essaye de suivre 200m mais non, ça me met dans le rouge. Je le vois grappiller du terrain mais ne craque pas donc il ne se met pas non plus hors de portée. Ce petit mano à mano me fait passer le temps et chaque minute me rapproche de l’arrivée. Ca passe tellement vite que je voit déjà la dernière petite butte avant la redescente puis le 41ème kilomètre. Là, plus le temps de tergiverser, c’est serrage de dents et en avant! Je ne calcule plus rien, voit l’entrée sur le stade, passe aux 200m et d’un réflexe de pistard je regarde ma montre pour voir si je peux passer sous les 2h32’. 45’’, c’est ce qu’il me reste pour passer sous les 2h32, il ne va pas falloir s’écarter, je sais pour faire assez de séances à cette allure qu’un 200m en 40”, c’est 3’20/km. Je met tout, vois l'arche d’arrivée en 2h31’38’’face à moi, ça va je suis large...euh...ah mais non, en fait ça passe vite ce décompte, chaque seconde semble passer en un rien de temps mais ca passe, je coupe la ligne autour des 2h31’54’’ au chrono officiel, 2h31’51’’ en temps réel. Second semi en 1h15’55’’, 1’’ de mieux que le premier! La délivrance d’un marathon mené de bout en bout, mieux que prévu, sans craquage et au cours duquel j’ai eu la sensation de maîtriser mon sujet. C’est la première foi que je ressent un tel accomplissement après cet effort de 42 kms. On ne peut pas occulter la souffrance lors de tels efforts mais elle ne m’a pas empêché de rester dans ma bulle, mon effort et d’accomplir LA perf que j’étais venu chercher, voir mieux!

 


25/09/2019

Balneaman 2019

posté à 11:50

Une année sans monter un col, c’est comme une année blanche pour moi qui suis un adepte des montagnes ! J’avais rangé cette idée au placard pour cette année jusqu’à une semaine de ce Balneaman auquel j’ai pris part au pied levé. Après quelques séances de « Panic Training » spécifique en cols, j’étais fin prêt … comprenez par là des ascensions de l’Alpe du Zwift dans mon logiciel d’entrainement préféré sur Home Trainer.
La météo jouait les troubles fête toute la semaine précédent la course. Les prévisions tournaient entre l’orage et la simple pluie. Pas une seule possibilité de voir le soleil ce samedi 21 Septembre…je craignais un peu les descentes de col sous la pluie car j’utilisais un vélo de prêt et n’avait pas descendu de col depuis belle lurette.
Veille de course, nous faisons la route avec mon père quand je me rends compte d’avoir oublié un petit truc. Un petit truc très utile pour un triathlon : la ceinture porte dossard. Je me dis alors que j’essayerais de bricoler un truc qui permettra d’attacher le dossard par 3 points d’attache pour pouvoir le faire pivoter après la partie vélo (dossard derrière à vélo puis devant en CAP pour rappel). Une fois arrivée au lac de Genos-Loudenvielle, je vais récupérer mon dossard et là, bonne surprise, l’organisation offre une ceinture porte-dossard de son partenaires « Isostar » à tous les participants. Je me dis alors qu’il ne peut rien m’arriver ce week-end !!!
Et en effet, dès le samedi matin, les dieux de la météo m’ont entendu et il ne pleut pas. Le temps est couvert mais la température est agréable. Cela annonce une belle journée ! Enfin il y a quand même un sacré morceau à affronter avec la natation d’1 km dans une eau à 13°C, le parcours vélo ave 2600m de dénivelé sur 95kms puis un 10kms typé trail avec 300m de dénivelé sur caillou, ardoises, etc…
Lorsque je dépose mes chaussures CAP dans l’aire de transitions n°2 (qui est différente de T1), Mathieu Perget, le vainqueur de l’an dernier, vient gentiment me parler. C’est un ancien cycliste professionnel comme mon frère. Ils se connaissent et mon frère semble lui avoir glissé le mot qu’il me verrait surement sur ce Balneaman durant la course ! Je le retrouve ensuite au départ natation ou nous discutons gentiment en attendant le départ, très belle rencontre d’un adepte du triple effort comme moi et passionné de sport avant tout.
Le départ cafouille un peu, on se demande si c’est parti ou non. « Ah en fait c’est parti ! OK GOOO ». Ce cafouillage me fait partir plein gaz pour tenter de rester devant la meute. Ça marche plutôt pas mal, moi qui suis un peu trop diesel habituellement je ne vois pas grand monde devant, ça se resserre, je prends les pieds d’un mec qui laisse le trou sur le premier. Je ne suis déjà pas en aisance respiratoire avec le souffle coupé dû à ce froid de canard dans l’eau (je vous ai dit qu’elle était à 13 ?? :p), je ne peux pas accélérer pour le rattraper et reste avec 2 autres concurrents qui nagent à peu près à ma vitesse. Après environ 400m je sens que je me détache de mes deux compères. Pourquoi, comment ? Aucune idée, mais je me rend compte que j’arrive à respirer normalement maintenant donc ça doit venir du fait que j’ai retrouvé ma respi et c’est tant mieux. Je me rentre un peu dedans pour marquer le coup et je creuse sur eux. Devant je pense stabiliser sur le premier mais en fait je reviens un petit peu car plus la sortie approche et plus je le vois près de moi. Je sors en moins de 15’ pour ce 1000m en solo dans une eau glaciale c’est pas mal même si c’est lent par rapport à ce que j’ai l’habitude de faire. C’est cool je sors 2ème et comme je me place moi-même dans les favoris de la course, je trouve ça bien de marquer le coup dès la partie natation. Transition la plus rapide possible et je repars quand même à 10’’ du premier nageur car ça cafouille un peu avec les doigts gelés pour fermer la chasuble. Il part fort devant car je ne le rattrape pas tout de suite et je pars aussi assez fort. Mais après à peine 2kms j’ai pris la tête et après 3kms je ne le vois déjà plus derrière moi. C’est parti ! On grimpe directement le col du Peyresourde, à froid ça pique mais pas longtemps. Au moins on ne met pas 20’ à se réchauffer, au bout de 10’ de la partie cycliste je suis déjà dans mon effort de col. J’adore cet effort, seul dans sa bulle à caler sa respiration, sa fréquence de pédalage et une fois l’autogestion mise en place on peut regarder le paysage, s’élever dans cette montagne qui est magnifique ce matin du 21 Septembre. Couverte mais tellement belle avec une température clémente. Voilà je prends déjà mon pied. Seul hic au tableau, je suis dans la position du chassé et non pas du chasseur. Ce n’est pas le plus agréable donc je me raisonne en me disant que le vélo est long, qu’il faut le gérer et que si ca revient de derrière j’aurais du répondant pour rester au contact de la tête de course et mettre le coup de massue à pied. Ce premier col se grimpe très bien, en haut j’ai le visu sur la concurrence derrière, je n’aime pas les voir car ils me voient aussi du coup mais c’est assez loin pour savoir que je serais en tête encore un petit moment. Je me dis alors que dans la vallée il va falloir envoyer puis mettre un petit coup de boost dans le deuxième col, court mais très raide et sur une petite route. J’ai pu le reconnaitre en arrivant en voiture la veille, il va faire mal et je pense que ça peut être le bon endroit pour mettre en route du mode « appuie sans trop calculer » car il reste ensuite seulement le col d’Azet comme gros morceau. Comme prévu ce petit col Arreau-Lancon fait mal mais je sens que je monte bien en rythme. J’avais prévu de m’arrêter en haut de ce petit col car nous pouvions y laisser notre ravitaillement personnel. L’arrêt est rapide, changement de bidons, une compote et c’est reparti. Je plonge dans la descente, assez étroite mais pas extrêmement technique donc ça va assez vite. En bas de celle-ci, un bon bout de plaine se présente à moi. Le même que celui emprunté après le Peyresourde mais en sens inverse. A l’aller ça descendait fort, dans ce sens le vent et le faux plat montant sont plus usants. Je file vers Azet où j’ai un pointage de mon père, 3’30 sur le second. Seule info que j’ai, je me dis que ça devait être en haut de Lancon car on avait un pointage la bas il me semble. Du coup j’ai pu perdre dans la vallée avec ce vent et ces faux plat montant. Ce n’est pas grave et on verra car Azet se présente déjà devant moi. Dès le début ça grimpe très raide. Le temps de me mettre dans l’effort, je me rends compte que ça appuie moins bien qu’il y a une heure. J’attendais ce moment où ça allait couiner car je ne roule pas souvent plus de 2h cette année donc avec les cols du jours, je me doutais que dans ce 3ème col il faudrait passer du mode « appuie sans trop calculer » au mode « c’est la guerre ! ». Malgré ça je ne m’affole pas trop, ça peut être long 7kms en col si on attaque trop fort au pied. Les kilomètres défilent et un moto m’annonce le second à 30/40’’ !! QUOI ??? Mais il doit me voir alors ! Je me retourne au bout d’une ligne droite, je ne vois personne. Bon il y a peut-être plus mais il ne doit pas être loin quand même. Cette info me fait un peu paniquer mais en même temps je m’étais dit que si je devait me faire reprendre la tête, dans Azet ça serait pas mal pour ensuite passer la fin du vélo plus cool accompagné et courir à fond pour reprendre le leadership. Tout ça n’aide pas à se concentrer sur son effort de col et une autre moto me dit qu’il y a environ 1’. Bon ca se confirme, le second est bien rentré sur ces 20 derniers kilomètres. A ce moment-là, j’ai tout sauf envie de me faire reprendre. Je suis ne tête depuis le début et je n’ai pas envie de laisser ma place dans la dernière belle difficulté. Le mode « guerrier » s’enclenche donc naturellement. Plus aucun calcul, le regard visser vers le haut et j’appuie comme je peux même s’il n’y a plus grand-chose. Je bascule tout de même en tête, personne derrière, ça me rassure et je plonge dans la descente où un ancien me dit « Attention il y a des graviers ». D’un côté c’est sympa de prévenir mais de l’autre il m’énerve celui-là. Il me gâche ma descente avant même que j’ai pu la démarrer. Malgré le revêtement pas terrible, les graviers sont assez rares donc je vais assez vite et je récupère un dernier pétard très raide sans transition après la descente. Tellement raide et tout droit que je me met en danseuse pour tenter de le passer en injection. Et …SCIAAAC… un crampe vient me chatouiller la cuisse gauche. Ok j’oublie l’injection et je monte assis à un bon train ça suffira. J’ai un peu peur de la CAP qui suit le vélo si la crampe revient donc j’essaye d’assouplir au maximum mon coup de pédale. Je passe de nouveau à Lancon et re-descente rapide. Encore plus que la première fois car cette fois je l’ai déjà faite à vélo alors feu, c’est le dernier moment pour se faire plaisir à vélo, ensuite on retourne à Loudenvielle et c’est parti pour la CAP.
Je pose donc mon vélo sans avoir vu personne d’autre que la moto ouvreuse, c’est sympa, j’ai adoré cette balade dans les montagnes. Je pars courir sur un bon rythme malgré les jambes un peu détruites du vélo mais ça va ce n’est pas l’embrunman et j’ai pu remarquer qu’en levant le pied sur la fin du vélo, je partais courir assez souple. J’essaye même de partir fort pour prendre un peu d’avance même si mon père me dit « Tu peux gérer ». Ça veut dire quoi en termes de temps ? Je n’en ai aucune idée alors je prends un rythme bien soutenu mais pas le mode « course poursuite ». Au programme 2 tours de lac avec un premier tour très dur avec 2 ascensions dont une terrible avec la descente derrière qui casse vraiment les muscles puis le 2ème tour avec seulement la petite ascension du bout du lac qui fait mal tout de même. Dans la grande ascension, je ressens le même désarroi que lors de l’Alpsman. Marcher durant une course c’est terrible mais là pas le choix, la pente est tellement raide, le terrain est tellement caillouteux, je m’attends à tout moment à voir revenir quelqu’un qui saurait mieux gérer ces montées que moi. Heureusement mon avance est assez confortable et je peu apprécier le dernier tour de lac en allongeant ma foulée quand c’est possible sur le plat.
C’est donc une victoire sur le dernier triathlon de l’année. Une belle découverte, non pas du coin mais de l’organisation. J’espère clôturer la saison d’aussi belle manière que j’ouvrirais la prochaine car rendez-vous est pris pour le 2 Mai 2020 prochain et le Lacanau Tri Events où j’ai une petite malédiction à mettre fin afin de découvrir la plus haute marche du podium sur cette épreuve !

 




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