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18/09/2018

Half Royan, à 4 semaines de la grande messe !

posté à 11h52

J’adore l’Half de Royan ! Je n’y ai jamais réalisé la perf complète que j’espérais avec souvent des petits pépins ou une mauvaise gestion de ma course mais j’y retourne à chaque fois super heureux…allez savoir pourquoi ? Moi je sais pourquoi ! Cette course a une particularité, une émotion différente des autres triathlons Half en France. J’y ai débuté sur la distance, j’ai souvent beaucoup de proches et amis qui viennent passer une journée sympa au bord de la mer à même pas une heure et demie de la maison et surtout quand on regarde la startlist on est content d’être au milieu de ces noms prestigieux du triathlon français ! Cette année ne dérogeait pas à la règle mais je me suis incrusté dans le groupe de champions qui faisaient le spectacle à l’avant. De l’émotion je vous dis !
Arrivés vendredi après-midi pour récupérer dossards et faire tourner les bras dans la mer, j’allais toucher quelques méduses à marée basse. C’est degueu mais elles ne piquent pas donc à part le petit coup de stress de toucher ce truc visqueux on pourrait presque dire que c’est rigolo. Le thème du weekend était certes le triathlon Half de Royan mais surtout l’arrosage comme il se doit de la retraite de ma mère. Celle dont je ne vous parle pas souvent mais qui est aussi importante que mes chaussures à vélo ou me gels en course à pied. Le weekend ne pouvait être qu’une réussite parce qu’on était là pour lui faire une petite surprise de regrouper notre petite famille dans une maison du coin afin d’être la avec elle le reste du weekend.
Le samedi matin, le plan se déroulait sans accroc, elle ne se doutais encore de rien. Seul moi, ma compagne et les enfants étiont dans la maison avec eux, oui 4 chambres ça parait beaucoup mais « on avait réservé au dernier moment » et « yavait plus que ça » ! 😉
Petit déj matinal, très décontracté et serein, j’avais envie d’y aller dans cette mer, le boulot effectué en Aout me laissait penser que la journée serait bonne et la semaine plus cool me laissait des sensations agréables de fraicheur dans les jambes et même dans les bras que j’avais du calmer la veille car ils avaient envie de vraiment nager vite.
Le départ sur la plage est étrange, on court comme des fous à l’eau et le contrecoup est qu’après 50m de natation, je n’avais plus rien, petite chute de tension suite à ce « BOOM » du départ. Je reprenais un rythme assez bon pour repasser beaucoup de monde et me retrouver rapidement à lâcher les copains autour de moi. Le groupe de devant me paraissait déjà moins mais peu nombreux. Malheureusement trop loin pour que je puisse rentrer, je faisais mon retour vers la plage en solo, appliqué sur ma technique en y mettant la force nécessaire. Super sensations de lâcher les nageurs autour de moi au demi-tour quand j’avais eu envie d’appuyer un peu plus ! Je sors 12ème de l’eau, sur un niveau aussi relevé et tout seul ça nage très bien, la progression continue !
Départ vélo sereinement, je me calme pour enfiler mes chaussures une fois lancé et ne pas reproduire le même cafouillage qu’au Triatbreizh. Ça se passe mieux mais un élastique reste autour de ma chaussure droite tout en pédalant, je l’enlève et celui-ci décide d’aller se caler dans la roue libre…bon tant pis. Mais voila qu’en tournant il vient percuter le câble connectant le dérailleur arrière et le déconnecter. Je m’en rends compte au bout de 30’’ car je ne peut plus passer de vitesses. A peine 3kms de faits et je vois déjà la tuile arriver…pour Royan après tout c’est normal, ça suivra la lignée des autres années ! Je réfléchis calmement et décide de m’arrêter en haut du petit taquet au bout de la première ligne droite, comme ça je ne m’arrêterais pas à pleine vitesse et je pourrais repartir dans la descente donc je perdrais un peu moins de temps. J’exécute le plan, c’est-à-dire enlever l’élastique de la roue libre (pas facile il est bien enroulé) et reconnecté le câble et la VICTOIRE, les vitesses refonctionnent parfaitement ! C’est reparti ! Le vélo se passe bien, la puissance est très bonne, je reprend du monde, surtout dans le deuxième tour car je ne faiblis quasiment pas même si ça semble un peu plus dur au 2ème tour qu’au premier.
J’arrive à poser le vélo en 5ème position après avoir repris Gwenael Ouillères juste avant l’entrée dans le parc à vélo. Il repars avant moi mais je veux lui repasser devant alors je cours vite et le repasse pour prendre mon rythme sur ce semi-marathon. Les jambes sont vraiment bonnes et j’aperçois au loin le 4ème qui est Pacôme Thibault-Lopez.Je rentre assez vite sur lui et le reprendrait au bout d’environ 7kms. Il me dit d’aller chercher la 2ème place, il à l’air de croire que je pouvais le faire. Et la ça fait tilt. Alors si on résume, je suis 4ème sur le triathlon de Royan, j’ai laché Gwenael Ouillère qui a terminé 3ème de l’Embrunman il y a un mois. Je rentre sur Toumy Degham à pied, un exemple de performances et de longévité sur les triathlons français et d’outre-mer. Sylvain Sudrie (multiple champion du monde) semble courir un peu moins vite que moi mais est quand même assez loin devant. C’est énorme ! J’avais dit avant de démarrer la prépa pour Kona que je voulais passer un palier dans mon niveau mais là j’y suis ! Je suis au milieu des mecs que j’admire pour leur perf (eh oui je ne les connais pas je ne peux pas les admirer pour autre chose !). Je suis au combat devant et surtout je reste concentré sur mon semi. Je n’ai aucune envie de m’enflammer car je suis tellement content d’en être arrivé là avec tout ce travail planifié et effectué avec mon coach, tout l’été passé à aller courir/ aller bosser / nager / aller bosser / rouler. Clémence en mode nounou pour les enfants (l’été prochain tu peux te barrer un mois si tu veux, je resterais en mission à la maison style « Babysittor » ou « Un flic à la maternelle »)…mais je serais aussi heureux qu’on puisse rester ensemble un peu plus !
Je rentre donc légèrement sur les 2 de devant mais ils se tirent eux deux la bourre pour la seconde place, je ne sui spas assez au contact pour avoir le contact visuel et leur relance finale ne me permet pas de me rapprocher plus. Je termine donc 4ème avec tout de même le 2ème temps à pied derrière Sébastien Fraysse. Au-dessus du lot sur l’ensemble du triathlon, il a écœuré la concurrence, il est bien loin le temps ou je le reprenais à la petite cuillère sur la fin de son semi lors du Half de Lacanau 2017 ! Bravo monsieur !
Quelle joie d’en finir (parce que oui ça fait du bien quand ça s’arrête !) à une telle place !
Voilà où j’en suis de ma prépa. La machine tourne bien, le vélo est ultra-performant et les Adidas Boston ont passé le test de validation de la vitesse pour effleurer le bitume de la Queen K lors du marathon de l’Ironman d’Hawaii (J’ai bien dit effleuré, pas écraser hein) !
Il me reste maintenant à bonifier le physique durant ce dernier mini-stage à Hawaii dès la semaine prochaine puis on pourra dormir tranquillement en attendant le jour J !

 


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