Actus

15/05/2018

L'Half Ironman Pamplona pour une reprise espagnole!

posté à 16h02

Je renfilais mon habit de triathlète pour la saison 2018 ce 12 Mai à Pampelune. Enfin plutôt à Lerate pour être précis car la natation se passait un peu plus au sud de Pampelune.
Tout ça pour nous permettre de profiter du vent du Nord en pleine face sur une grande partie du parcours vélo!

Le temps n’était pas, lui, à la mode espagnole. Gris, humide, à peine 10 degrés...pas l’idée que je me faisait de ce triathlon quand je m’y suis inscrit en début d’année! Malgré celà il fallait bien se jeter à l’eau! J’ai eu la chance de partir avec les élites, une première pour moi! Quel pied! Je me suis dit que je n’aurais pas à me bagarrer en me calant à droite des élites femmes...penses-tu les claques ne sont pas passées loins de mon visages toute la première ligne droite jusqu’à la première bouée! J’ai retenu la leçon, ne jamais énerver une femme quand elle est pressée! Malgré tout, j’ai réussi à prendre un rythme soutenu mais gérable en maintenant ma position dans un petit groupe donc avec une vague ou des pieds jamais très loins. Malgré que j’ai parfois dû relancer pour boucher quelques petits trous, j’ai trouvé cette natation très sympa, en bonne compagnie et avec un bon petit mal au bras au départ vélo, ce qui valide que j’ai nagé à mon potentiel! Et mon potentiel actuel me fait sortir dans le pack de tête (11ème temps) derrière seulement 3 ou 4 échappés aquatiques parsemés dans l’eau! La nouvelle Orca 3.8 qui m’avait laissé une bonne impression lors de mes entrainements est encore plus validées avec cette natation en compétition!

Dès la sortie de l’eau, le ton est donné, ça ne va pas être plat. Nous devons traverser le camping Aritzaleku qui se dresse devant nous sur une pente très abrupte sur les 520 premiers mètres puis en légère montées ensuite sur les 300/400m suivants. Après une transition ou j’ai été un peu gêné par un autre élite (ce qui ne m’arrivait pas avant car j’arrivais quand eux étaient déjà partis!), je pouvais enfin sauter sur mon Orbea Ordu pour lui offrir sa première balade triathlétique sur Half!

A croire que je lui avait mis la pression en lui glissant à l’oreille que mon BMC était une machine de guerre, dès les premiers coups de pédales, les watts sont bonnes. Les jambes un peu froides ne me permettent pas de faire de folies mais une fois le tout réchauffé ça monte bien dans les tours! Je sais qu’au bout de 20/25kms, on tourne sur la gauche et à partir de ce moment là c’est vent de face jusqu’à Pampelune! Cette première partie se passe bien mais l’espagnole Paredes me titille dans les montées en restant 100m devant sans que je ne puisse rentrer en restant dans ma zone cible. J’attend patiemment de tourner à gauche pour récupérer le petit Paredes dans le pare-choc car s’il aime bien les bosses, je pense que le vent risque de l’arrêter...et pas manqué, à peine 2kms après ce fameux virage gauche, tout en restant sur la même puissance développée depuis le début, j’enrhumme mon ami espagnol en rigolant intérieurement du scénario que je m’étais imaginé et qui se produisait! La route étant encore longue, le vélo se passa ensuite bien en restant concentré et gainé vent de face et le plus souple possible en montée. La puissance me surpris même à être encore assez aisément tenable sur la fin du parcours, presque plus facile qu’au début lorsque mes jambes avaient encore des glaçons dans les muscles. Je ne vais pas cacher que le jambes avaient perdu un peu de leur fraîcheur mais tout était au vert pour partir courir!

D’ailleurs cette seconde transition se passa sur les hauteurs de Pampelune après une belle ascension que nous emprunterons aussi à pied sur les 3 tours de circuits! Je crois un camarade espagnol durant la transition avec qui j’échange un regard et me disant intérieurement que vu la bracasse qu’il tirait à vélo, je vais pas tarder à le reprendre à pied malgré ses grandes jambes!

Il part assez vite sur ces 19kms du parcours accidenté de Pampelune. Je pars vite aussi en essayant de rester en aisance respiratoire et en ayant une foulée légère. Je le reprend dès le 2ème kilomètre, ça c’est fait, je check ma montre, aie aie aie 3’40/km, ON SE CALME. Mais après une petite réflexion interne je me rend compte que sur ces 2 premiers kilomètres, nous avons passé les ¾ du temps à descendre, donc le 3’40/km est tout de même raisonnable pour mon allure de 3’50 visée. La fin du parcours est quant à elle bien accidenté avec la remonté en haut de la citadelle de Pampelune pour passer à côté de la finish line. Je me rapproche ainsi de 3’50/3’55/km, ce qui me semble correct et pas mal avec ce parcours as plat du tout. Dans le 2ème tour une fusée me double, c’est le champion d’espagne Gustavo Rodriguez Iglesias, tenant du titre ici mais que j’ai vu arrêté sur le bord de la route regardant sa roue arrière. Je me dit “Tiens il a réussi à repartir le bougre!” Tant pis pour moi, il est vraiment plus fort et m’enrhume à pied! Je pense qu’il court en 3’30/km, ca va vite même s’il buffe un max! Je pense que je prend quand même un petit coup au moral car je me démobilise 5’ et prend une petite douleur au ventre niveau respiratoire. La remontée vers le centre ville me fait du bien, les jambes sont bonnes et ça régule mon souffle de monter et pousser/tirer dans cette bosse. J’accélère mon rythme dans le dernier tour afin de relancer un peu et ne pas faiblir, ce qui me parait bon car je retrouve un rythme plus conquérant que dans le second tour et termine ce parcours pédestre assez bien en ayant l’impression d’avoir tout mis. Niveau place je n’ai pas trop fais les comptes mais je termine 4ème en ayant posé le vélo 5ème. Je me suis trouvé sur le podium un petit tour jusqu’à la moitié du second tour quand l’espagnol volant m’a enrhumé. Tant pis, la boite n’était pas loin mais la perf est très bonne sur cette coupe d’espagne avec un niveau vraiment relevé et où je termine à environ 3’ de la gagne. Sur 4h d’effort je pense être resté au contact en solo sans jamais voir la bagarre devant moi, tout en faisant ma course ce qui témoigne d’une bonne gestion et d’une bonne condition.

Dans la nuit du samedi au dimanche, je ne sais pas si les espagnols arrosaient ma victoire ou si c’était autre chose mais j’ai eu l’impression de partager la soirée avec beaucoup de fêtards et d’être au milieu de la rue et des chants espagnols...tout en restant dans mon lit...la fenêtre donnant sur une rue passante! :s

Après une petite récup de quelques jours, je vais pouvoir terminer la préparation de l’Alpsman le 9 Juin prochain. Il faudra refaire le plein de courage d’ici là car cette épreuve va être extrême!

 


03/01/2018

Corrida de Magné…et bonne année !

posté à 09h33

En ce dernier jour de l’an 2017, je participais à la corrida internationale de Magné. Un 10km très réputé auquel j’avais le plaisir de répondre présent à l’invitation du très sympathique organisateur Alain Sauviac.
Je savais que je ne battrais pas mes records, par contre je savais que l’explosion pour arriver à tout moment sur une telle course. Surtout si je ne gérais pas mon départ, c’est à dire le premier tiers de course jusqu’à la fameuse cote de la chapelle sainte Macrine placée au 3ème kilomètre.
Un météo très clémente nous accompagnait en ce dernier jour de 2017 et c’est sur un tempo maitrisé entre 3’20 et 3’25 que je partais à l’assaut des première rampes de la colline placée trop tôt pour être un juge de paix de la course mais assez tard pour nous faire regretter un quelconque excès de confiance sur les premiers kilomètres.
Au passage de la bosse, je m’accrochais à un compagnon d’allure qui semblait tenir un bon tempo mais qui craqua légèrement à la relance en haut de celle-ci et je dû à partir de ce moment-là tenir l’effort tout seul en reprenant quelques valeureux coureurs partis légèrement plus vite et qui n’avaient pas pour ambition de courir en négative split comme j’étais en train de faire.
Ma remontée ne fut pas transcendante et je m’efforçais de tenir un rythme qui ne me permettait plus d’être en aisance mais d’aller chercher assez loin dans l’effort. La résistance continua jusqu’à la ligne d’arrivée, sorte de petite délivrance et de joie d’accomplissement pour moi de n’avoir rien lâché en faisant avec les moyens du moment qui constituent certainement mon niveau « de base ». Avec un peu de boulot ça devrait aller plus vite rapidement. Je ne doute pas que le coach en soit convaincu lui aussi à la vue du planning des 15 prochains jours qui vont m’emmener aux départementaux de cross le 14 Janvier prochain à Cerizay !
A bientôt !
Guillaume

 


29/11/2017

Ironman Cozumel, last step before KONA !

posté à 13h25

Une semaine passée au Mexique et me voilà plus enclin à parler anglais que français. Certes la langue du pays est bien l’espagnole mais mes capacités dans cette langue étant à peu près autant élevées que celles d’un enfant de 10 ans, mon anglais m’a bien aidés ces derniers jours pour partager la vie locale des habitants de Cozumel.

Arrivés 5 jours avant la course avec mon père, nous étions logés chez l’habitant dans un petit appartement « tout confort » à la mexicaine. C’est à dire douche à l’eau « tiède » ou froide selon l’heure de la journée. Climatisation glaciale si elle est sur « ON » ou chaleur étouffante si on la met sur « OFF ». Tous ces petits détails qui font que je suis heureux d’adorer la chaleur et ce climat des caraibes.

L’acclimatation durant les jours qui ont précédé l’Ironman s’est très bien passée. Les reconnaissances des parcours vélo et course à pied m’ont permis de reprendre une activité légère après les 2 jours de voyage pour arriver à destination. Les petites tensions d’avant courses étaient bien présentes dans le corps elles aussi dont un léger manque de force dans ma jambe gauche ressenti sur le vélo. Celui-ci étant certainement dû au voyage un peu long pour mes petites fesses qui ne semblent pas aimer rester assises très longtemps !

Ces quelques jours avant l’Ironman m’ont tout de même semblé assez longs. Mais les journées à lézarder après avoir fait un peu de sport dans la matinée très tôt (entre 5h et 9h, décalage horaire oblige) m’ont permis d’arriver bien reposé ce dimanche 26 Novembre sur le ponton du départ natation.

La natation justement, parlons-en ! Quel pied de nager dans une eau transparente, chaude et peuplée de petits poissons en tous genres et de faune sauvage. Un régal pour les yeux dont j’ai pu profiter lors des 2 sessions en mer effectuées avant la course car le jour J, j’ai laissé à qui le voulais bien le loisir de les observer, mon regard et mon attention étaient portés bien ailleurs à viser ces bouées longeant la côté pour atteindre mon but ultime dans cette première discipline : la seule bouée rouge et triangulaire, synonyme de virage à gauche direction la sortie de l’eau. Cette natation m’a semblée passer à une vitesse folle ! Il faut dire que le départ en rolling start (c’est à dire chacun son tour avec un chrono qui se déclenche uniquement lorsque l’on passe la ligne de départ) m’a permis de partir entouré de nageurs d’un niveau équivalent au mien. Cet effet de groupe homogène est très appréciable et j’ai eu l’agréable surprise d’avoir des sensations de natation très bonnes ce qui m’a permis de nager bien relâché en ne faisant quasiment que doubler les triathlètes qui m’entouraient. Autant vous dire que quand on se catalogue comme « nageur moyen » le moral est très bon et vous fait esquisser un grand sourire lorsque vous voyez que votre montre vous indique que vous avez mis environ 49’ à parcourir la distance !

Une fois sorti de l’eau et après une transition éclair, j’attaquais les 180kms avec envie et légèreté d’esprit car outre la qualification, j’avais dans l’idée de descendre sous les 9h pour la seconde fois cette année sur Ironman si tout allait bien. Et pour aller bien, ça allait vraiment bien dans la tête car je ciblais un temps autour d’1h sur la partie natation, j’avais donc un matelas d’avance virtuel de 10’…mais la journée était encore longue.

Après un départ rapide à vélo afin de me défaire du trafic cycliste un peu encombré en ce début de parcours, je me recalais rapidement sur ma puissance cible. Ou plutôt mes jambes me rappelaient à l’ordre en toxinant assez fortement au bout d’une dizaine de kilomètres. On ne s’affole pas, plus que 170 comme ça. A ce moment là, seules des pensées positives très fortes peuvent permettre de tenir. Je me suis alors dis qu’on était enfin dans le vif du sujet après tant d’entrainements ces derniers mois, il était temps de mettre en œuvre ce que je savais faire avec toute la confiance que j’ai dans mes capacités physiques. Je me suis donc mis en tête que mon corps était largement en mesure de tenir, que ma faiblesse du moment était simplement mon cerveau qui ne voulait pas accepter la douleur et donc un seul mot d’ordre à retenir : « Ca passera! ». Et croyez moi ou non, c’est passé…avant de revenir quelques fois durant cette partie vélo ! Mais quelle valeur auraient nos exploits personnels si on les atteignait dans la facilité ?!

Sans réellement craquer mais en voyant quelques triathlètes craquer autour de moi, je m’acheminait donc vers une fin de vélo correcte à presque 40km/h de moyenne. Je fus heureux de voir arriver cette fin de vélo car les jambes voulaient de moins en moins appuyer sur les pédales. Le bilan était tout de même bon avec une dépose du vélo en moins de 5h30 au temps total cumulé natation et vélo. Mon matelas d’avance sur le « Sub9 » prenait encore plus d’importance et l’appétit venant en mangeant, je gommais rapidement cet objectif secondaire pour oublier ces 5 premières heures et demi et partir en pleine forme et motivé sur le marathon qui m’attendait.

Dès la descente du vélo, pied nu sur le tapis de descente du vélo, les jambes rebondissaient bien comme attendu, c’était tout bon ! Et ce malgré une galipette du gentil bénévole qui s’emmêla les pinceaux au moment d’attraper mon vélo pour aller le ranger à son emplacement pendant que je partais chercher mon sac de transition course à pied. La prochaine fois il faudra que je pense à arrêter le moteur du vélo quand même, c’est pas cool pour celui qui le rattrape !!!

A peine sorti de la tente de transition, j’entendis mon père me crier une consigne du coach : « Pas plus de 4’40 au kilomètre ». Je prenais l’information comme une consigne de partir prudemment mais ne regardais pas ma montre et partais donc prudemment mais en rythme. Après quelques minutes je regardais enfin ma montre qui affichait 3’50/km…je pensais alors à Guy-Marie s’arrachant tous les cheveux de la tête s’il voyait ça en direct puis repris ma concentration pour continuer de rester dynamique mais surtout en gestion sans chercher à aller vite, simplement en avançant relâché, en souplesse mais en rythme. Je savais que le plus dur arriverait plus tard et qu’il fallait profiter de ce moment d’aisance à 15km/h avant les moments ou l’allure peut redescendre à 12km/h et être beaucoup plus difficile à tenir que sur ces premières foulées. « Ce qui est pris n’est plus à prendre »

Le dur arriva durant le deuxième semi pour réellement enclencher le mode survie aux alentours du 28ème kilomètre. Ce dernier tour fut ponctué de plusieurs marches rapides aux ravitaillements pour boire, m’arroser et tenter de reprendre de l’énergie qui semblait s’échapper dès que la première foulée se réenclenchait pour repartir ! Mais la tête tenais bon, je sentais la victoire en groupe d’âge au général se rapprocher à chaque pas puis vint ensuite l’horizon qui se dégageait lorsque je sortis de la partie plus isolée du parcours course à pied pour revenir vers le centre de San Miguel de Cozumel. Je voyais alors au loin le site d’arrivée. Plus aucune seconde ne passa sans que je fixe ce point au loin. Le cerveau s’était bloqué sur cette cible alors que les jambes et le corps ne voulaient qu’une chose, tout arrêter. L’augmentation de mon allure sur ces 2 derniers kilomètres était tout simplement une envie folle que tout s’arrête plus vite. Que je puisse prendre ce dernier virage à gauche et savourer cette finish line. Que je puisse entendre le public, mon père, le speaker m’annoncer puis venir me féliciter. Voilà, c’est fait, ce moment est passé bien plus vite qu’on ne peut l’imaginer durant tous ces kilomètres qui conduisent à cet aboutissement. Bien trop vite pour un cerveau plus assez lucide pour analyser autre chose que « courir, s’hydrater, manger, avancer ».

Mon vagabondage commença alors dans cette after finish. Quasiment seul dans cet endroit, entouré de bénévoles qui me regardaient d’un air plutôt compatissant en me voyant marcher…euh non pardon, en me voyant me déplacer à la manière d’un zombie. Aucun moyen de manger, rien ne passait. Un peu d’eau et une envie de dormir profonde prirent le dessus. Je rentrais donc rapidement à mon hébergement situé très près de l’arrivée pour passer sous la douche, m’allonger et dormir. La faim revint ensuite puis après avoir retrouvé un petit peu mes esprits, j’étais enfin en mesure de profiter de l’accomplissement réalisé.

Mon temps final de 8h38 est une performance que je n’imaginais pas atteindre. La victoire en groupe d’âge est plus anecdotique pour moi car l’objectif de qualification pour Hawaii et de faire une belle performance à mon niveau prennent le dessus sur le reste. Tout ça est possible grâce à tous les membres d’EvasionTri226 qui me soutiennent, aux sponsors professionnels qui m’ont donné cette chance dans un premier temps de participer à cet Ironman Cozumel dans de bonnes conditions et maintenant me permettent d’envisager la suite sereinement. Pour tout cela, je me sens chanceux et extrêmement reconnaissant d’avoir cette chance de pratiquer ce sport avec des contraintes parfois allégées. Le plus grand merci revient à ma compagne qui a eu le courage de supporter cette préparation en parallèle de la naissance de notre deuxième enfant, Nathan. Si seulement je pouvais lui faire passer cette finish line à ma place, elle mérite autant que moi les reconnaissances, félicitations et autres messages qui font ressentir de l’épanouissement dans l’accomplissement de tels objectifs.

 

EvasionTri226


17/10/2017

On accélère pour la Coulée Verte!

posté à 11h10

Ce dimanche 15 Octobre se déroulait la coulée verte. Le semi-marathon qui serpente les rues de Niort dans une belle ambiance.
C’était pour moi l’occasion de voir les progrès réalisés en course à pied durant les 2 semaines qui ont suivi le 10kms de Rochefort et ainsi voir l’évolution de ma condition physique.
La semaine fut rythmée entre la récupération d’avant compétition et la naissance de notre 2ème enfant, un petit garçon nommé Nathan ! Je m’élançais donc avec bien moins de pression et de certitude qu’à la normal car ne sachant pas comment le corps allait réagir à cette nuit blanche de mercredi pour accueillir le petit dernier.
Après un départ poussif où j’ai eu un peu de mal à me mettre dans la course, j’ai réussi à rentrer dans mon match contre moi-même aux alentours du 10ème kilomètre et aller de mieux en mieux malgré les kilomètres qui défilaient. J’ai ainsi pu terminer 8ème de cette Coulée Verte 2017 dans un temps de 1h13’16. Un temps qui me satisfait beaucoup car l’allure de 3’26/km que j’ai tenue tout du long a été maitrisée malgré l’accent mis sur le volume au détriment de la vitesse dans cette préparation de l’Ironman de Cozumel.
La suite passera par l’Ekiden dans 2 semaines afin de faire une bonne séance de qualité dans les 4 semaines de charge qui arrivent pour élever mon niveau d’endurance dans les 3 sports d’ici Cozumel !

 


17/08/2017

Ma longue journée dans les montagnes

posté à 06h58

La journée de mon Embrunman commença à 2h du matin par un petit déjeuner 4h avant la course. Enfin, première petite partie de journée car je suis retourné au lit 30’ après pour me réveiller pour de bon autour de 4h15. L’arrivée au parc se fait vers 5h du matin mais l’encombrement du réseau routier et de l’entrée du parc à vélo me fait perdre un temps précieux qui me fera accélérer pour finir ma préparation pré-Embrunman.
Pour ce qui est de la configuration du vélo, je prends l’option n°2 pour mon porte bidon aéro et remplace ma réserve entre les prolongateurs par un simple bidon car en position verticale du vélo, la réserve hydrique avant à tendance à fuir par le dessus et risque donc de se vider durant la partie natation, autant dire que je partirais avec un seul petit bidon si j’optais pour l’option n°1…

Le deuxième contretemps vient d’une belle erreur d’avoir laissé ma combinaison à mon père avant de rentrer au parc à vélo sans me douter qu’il serait impossible d’en sortir avant le départ natation. Après avoir préparé mon vélo j’avais donc encore 2 options, soit passer aux toilettes faire le besoin qui « poussait » fortement en attendant derrière les 3 autres triathlètes qui attendaient d’y passer et faire la natation sans combinaison ou bien aller chercher ma combinaison en catastrophe à l’extérieur du parc en demandant gentiment aux arbitres et continuer de…serrer les fesses. Le choix fut assez facile même s’il ne me plaisait pas beaucoup et je pris donc le partie de foncer vers la sortie du parc en me faufilant à travers la masse de triathlètes qui attendaient à la barrière de la sortie du parc pour enfiler ma combinaison quelques minutes avant le départ. Une fois ce petit coup de pression passé, l’essentiel était tout de même préservé, je pouvais prendre le départ dans ma combinaison de natation.

Le départ dans le noir est assez compliqué, on ne sait pas si on va droit, si on va bien vers la bonne bouée, on suit le flot et advienne que pourra jusqu’à la fin du premier tour ou le soleil levant nous donne des images formidables à chaque respiration latérale. Je me vois passer par un nageur qui va plutôt bien à la fin du premier tour. Je tente alors de prendre ses pieds pour tenir environ 500m avant de perdre mètre après mètre et finir esseulé ce second tour. En apercevant enfin la sortie, je reviens sur beaucoup de monde, principalement des féminines parties 10’ avant nous mais je crois aussi reconnaître certains triathlètes masculins. Aucune autre pensée que le doute habituelle sur ma natation et le temps qui tombera comme un couperet pour juger de cette discipline. Après quelques pas dans le parc à vélo, j’entends le speaker qui m’a reconnu et qui annonce « la sortie de l’eau de Belgy en 56’ ». Super, je suis super content du temps que j’ai fait en améliorant de 2’ mon précédent record sur la natation d’un Ironman qui remontait à Nice en 2015 autour de 58’. Je me dis aussi que c’est super, que j’ai le temps maintenant que j’ai gratter 2 petites minutes dans l’eau !

Départ à vélo, je double Scott de Filippis dès la ligne de montée du vélo, ce qui ne m’est jamais arrivé moi qui le croisait souvent à l’Alpe d’Huez et avait prix l’Habitude de le doubler dans l’Alpe du Grand Serre à chaque fois. Je pars, jette un œil au compteur instinctivement et je vois que j’ai oublié de remplacer l’info fréquence cardiaque par la moyenne de puissance normalisée car je ne porte pas de ceinture cardiaque sur le triathlon. Ça m’embête vraiment de passer les 6 prochaines heures à devoir naviguer quand je voudrais avoir cette info et à avoir un coin de mon écran inutile. Je prend donc la rapide décision de trifouiller dans les paramètres de mon garmin tout en montant la première bosse qui grimpe tout de même autour de 10%. Situation cocasse que de grimper celle-ci avec une main sur le guidon et l’autre en train de tenir le garmin que j’avais détaché de son socle pour faire ce petit réglage qui me prendra bien 2 bonnes minutes. Je ne m’affole pas, la journée est longue et ce n’est pas ici que je dois m’enflammer, ce petit contretemps me permet même de na pas monter trop fort car les watts sont bien déjà autour de 300. Une fois cette péripétie passée, Scott me rattrape et me double rapidement. Il a l’air fort mais j’ai aussi l’air d’avoir des poteaux de glace à la place des jambes après cette natation. Je continue donc mon bonhomme de chemin toujours sans m’affoler et en attendant que le corps se réchauffe dans cette première montée. Ce qui arriva assez tôt puisque je repris Scott quelques kilomètres plus loin en lui jetant un petit sourire amical accompagné d’un « Too fast at the start ». J’ai pris l’habitude de lui parler à l’Alpe d’Huez en course notamment et il me répond ou me sourit à chaque fois donc j’aime continuer. Une voiture revient à ma hauteur, c’est Olivier Bachet, un speaker de la course qui remonte pour prendre mes impressions pour la RAM (radio locale). On est en bosse, j’ai un peu mal aux poumons mais à part ça la gestion longue de l’Ironman fait que je peux répondre à ses questions et communiquer ma joie d’être ici en train de faire du vélo dans les montagnes. Je vous avoue qu’il valait mieux faire cette rapide interview au début du vélo qu’à la fin, le discours n’aurait pas été le même ! Fin de la première boucle, on sent beaucoup de vent et il est de face pour se diriger maintenant vers l’Izoard. Ça va compliquer un peu notre approche du géant de la course mais ne changera en rien la puissance que je dois cibler alors je ne m’affole pas. Au bout de ce long chemin, l’Izoard se dresse après ce virage à gauche pour changer de route. 14kms de montée qui ont été précédé de pas mal de longs faut-plats et pentes casse pattes. Je gère ma montée à 300W en essayant surtout d’y rester car un concurrent me double au pied surement un peu trop fringant car il ne fait que relancer et se retourner vérifier si on le suit. Truc qui m’énerve car j’ai envie de lui dire de faire sa course sans s’occuper des autres. Le fait est qu’il pliera les ailes aux environ de Brunissard (moitié de l’ascension) à force de chercher à relancer constamment sans monter à son rythme. Je poursuis mon chemin et revient sur 2 féminines, Carrie Lester puis Tine Deckers. Un concurrent belge monte très fort et me double à quelques kilomètres du sommet. Une fois arrivé en haut je m’arrête, les bénévoles sont rapides et au petit soin pour me donner et me tenir ma poche de ravitaillement personnel dans laquelle j’ai mis un grand bidon de 950ml, un chasuble pour couper du vent dans la descente et 2 barres de céréales. Une fois tous ça chargé, je pars dans la descente. Le belge à eu le temps de partir bien avant car n’a pas enfilé de coupe vent. Malgré cela je le rattrape assez vite, je suis assez confiant pour descendre avec mon vélo de contre la montre, tout va bien. Le retour se fait par une succession de petites bosses dans les collines longeant la route Briancon-Embrun. C’est très usant et la cote de Champcella qui nous broie les jambes pendant plus de 2 kms à plus de 10% est là pour nous rappeler que ce n’est pas fini malgré l’Izoard passé. Ça commence à être long ce vélo, je sature à chaque fois que mes jambes doivent faire un effort supplémentaire et commence à me demander comment elles vont bien pouvoir passer un marathon à courir. Une fois la dernière cote de Chalvet passée, je peut enfin respirer car ce n’est plus que de la descente, certes technique mais je préfère à ce moment là m’armer de prudence pour ne pas faire d’erreur que d’utiliser mon courage pour grimper encore ces fichues bosses du parcours vélo !

Dépose du vélo. ENFIN ! Je cours à coté de mon vélo, la descente a permis de délier les jambes car la foulée n’est pas heurtée comme ça peut l’être souvent à la fin des 180kms d’un Ironman quand on part courir. Je pars donc assez léger sur le premier kilomètre, en déroulant puis dès le 2ème je sens que la foulée est légère, aérienne et que je pourrais même courir plus vite ! Je me freine pour rester autour de 4’10/km, c’est dingue, c’est totalement l’inverse du Frenchman ou je me demandais comment je pourrais courir à 4’15 plus de 5kms après être parti vu l’état de mes jambes et de ma foulée. Là je me dit que ça va vraiment bien et qu’il faut que ça dure un maximum alors je reste en gestion…à 4’15/km ! Premier tour de 14kms bouclé en moins d’une heure, ce qui est pris n’est plus à prendre et je sais que vu le profil de chaque tour, la bosse deviendra de plus en plus dure et la descente de moins en moins rapide ! Dans ce deuxième tour, je commence à sentir mon ventre se durcir, un trop plein certainement…rappelez-vous l’histoire du temps qu’il m’a manqué le matin pour aller aux WC, je crois qu’il est temps que je rende des comptes à mon corps à ce sujet. Je m’arrête donc faire pipi au 18ème kilomètre pour soulager temporairement cette douleur car je sens en repartant que c’est toujours un peu tendu ce ventre. Tant pis, de toute façon il n’y avait pas de recoin pour faire plus que ça à cet endroit. Je remonte la bosse, passe dans le centre-ville d’Embrun avec une ambiance exceptionnelle mais qui ne dure pas plus des 3’ ou on passe ici malheureusement, on est vite ramené à la solitude pour redescendre. Descente que je ferais comme prévu moins rapide que la précédente. Mais c’était à prévoir car au premier tour je m’amusais à suivre Frederik Croneborg qui descend tellement vite que je me suis fait peur en voyant l’allure de 3’25/km s’afficher sur ma montre dans celle-ci ! Je passe devant mon père et Guy-Marie qui sont à fond, tout comme ma famille un peu plus loin et les TCéGistes présents sur place en spectateur. Ça fait chaud au cœur, quel soutien, merci ! Vers le 23ème kilomètre, je m’arrête pour de bon faire plus qu’un pipi. Mon ventre va bien car je ne suis pas malade, c’est juste le trop plein du matin dont je me sépare. Je boucle ce 2ème tour moins rapidement mais en continuant d’avancer et en me permettant des haltes régulières aux ravitaillements pour boire et décontracter les jambes. Ça me paraît moins dur et je me relance plutôt bien après chacune. Dernière bosse, encore plus raide que les 2 premiers tours ! Dernière descente où la mon ventre m’envoie un grand signal d’alarme, je trouve une musse express dans un champ, dernière vidange (toujours pas malade mais le trop plein) qui cette fois me fait beaucoup de bien. Je repars mieux qu’avant ce dernier arrêt, repasse devant GM et mon père qui me boostent et je prend conscience que ce n’est plus qu’un long sprint jusqu’à l’arrivée ces 5 derniers kilomètres. J’ai donc l’impression de faire un long sprint jusqu’à cette arrivée. L’allure se relance bien car je cours en 4’40. Je me demande comment je fais pour courir à cette vitesse moi qui me trainait en 5’10 depuis le début de ce 3ème tour quasiment ! L’arrivée approchant, je ressens le booste de la motivation de la dernière ligne droite. Je savoure ce moment de faux plat descendant pour rallier l’arrivée, c’est chouette d’en finir, je vois le chrono sur 10h30, c’est encore plus chouette de voir ça car j’avais en tête ce temps pour une éventuelle super perf ici si elle devait arriver. Ma place de 11ème m’importe moins que ce temps. Je savoure puis je m’arrête car j’ai très mal ! Jacky Baudrand, mon président de club m’attend à l’arrivée. Toujours avec les mots qui font du bien.Il sait quoi dire et profites de m’avoir pour une photos souvenir tous les 2 qu’il demande gentiment à Eric Boyer de faire pour nous, rien que ça ! :p

L’Embrunman c’est une aventure à vivre de l’intérieur comme vous pouvez le voir, le voyage demande beaucoup de préparation et de courage mais l’arrivée n’en est que plus belle.

Si vous avez pu lire mon récit jusque là, c’est que vous êtes passionnés par ce que je fais et j’aimerais vraiment que ça continue. Pour la suite, si vous souhaitez me voir poursuivre mes aventures et notamment participer à l’Ironman d’Hawaii où j’aurais envie de faire parler mon expérience sur cette distance depuis quelques années, je vous propose d’adhérer à l’association EvasionTri226 pour 15€ minimum, ce qui permettra de porter mon projet et de faire connaître tout ce qui tourne autour de ma pratique du triathlon via le sport santé, la sécurité, l’alimentation, etc…Les sommes récoltées permettrons de préparer au mieux cette échéance que je vais tenter d’accrocher à mon calendrier 2018 le 26 Novembre prochain lors de l’Ironman de Cozumel.

Le formulaire d'inscription (avec paiement en ligne) se trouve dans le menu à gauche de ce blog en cliquant sur "EvasionTri226".

 




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