Actus

08/09/2021

Vautourman : Triathlon du Soulor

posté à 09:54

Celà fait un an que je n’ai pas “gratté” de ma prose une feuille blanche pour parler de triathlon. D’un triathlon que j’aurais fait plus précisément. Non pas que je n’en ai pas fait mais à cause d’une activité bien fournie avec la reprise des évènements sportifs.
Il est rare que je commence mes récits par des excuses, mais voilà ça c’est fait!

Donc pour vous la faire courte, après un passage par le très beau Tours’N Man fin Juin (2ème derrière Aurélien Raphaël) j’ai été m’offrir du POP CORN à l’Alpe d’huez fin Juillet. Grosse claque, des erreurs dans la préparation...sur un tel parcours ça ne pardonne pas et j’ai payé cher, j’ai mangé chaud. Bref, j’avais le mors aux dents tout le mois d’Août.
Suite à l’Alpe d’Huez, j’ai rapidement regardé ce que je pouvais faire au retour des vacances d’Août, le Vautourman s’est présenté à moi comme idéal car avant le triathlon de Niort (annulé par la suite) et assez loin de l’Alpsman (Half) que je ferais fin Septembre.

Donc nous y voilà, Lac du Tech, le 5 Septembre 2021. Par une eau fraîchement matinale de 13°C, je m’élance pour les 1200m de natation sans aucune sensation, certainement dû au froid. Pour le plaisir de la natation on repassera mais le principal est préservé, je sors dans les 3 de tête d’un petit peloton d’une 50aine de concurrents.

Départ à vélo accompagné de Julien Hoeksema qui va vite me laisser la route libre après un saut de chaîne qui aurait pu me tomber dessus également tellement la route sautait pour descendre au pied du Soulor. J’attaque donc la montée du premier des 3 cols de la journée en solo, sans voir personne derrière, et au soleil. C’est une journée qui démarre donc très bien! Après cette première montée entre gestion et dynamisme tout de même, le gros morceau de la partie vélo arrive avec le col des Spandelles. Peu connu du fait d’un revêtement pas terrible, qui ne lui permet pas d’accueillir les coureurs du tour de France, ce col n’en est pas moins dur avec 10kms de montée entre 9 et 10% de moyenne. La descente est cette fois encore un vrai défi des “corones” pour aller vite sur un revêtement routier engageant. Les bras sont endoloris à la fin de cette descente et on attaque la fin du parcours avec une longue montée vers le sommet du soulor (encore), alternant montée et plat dans un premier temps puis régulière en montée sur les 7 derniers kilomètres.

A la dépose du vélo, je sais mon avance confortable, je pars donc après m’être ravitaillé tranquillement en sortie de T2. Les cuisses ont solides, le ventre qui m’avait fait défaut à l’Alpe d’Huez semble avoir oublié de m’embêter, je n’y pense même en fait, il est solide lui aussi. Tout roule sur cette CAP avec des parties montantes sur lesquelles je peux bien travailler la montée pour l’Alpsman Half et des parties plus techniques ou je prend le temps de ne pas me mettre en l’air bêtement.

Finalement, la victoire vient conclure cette journée au Vautourman, triathlon sympa de par ses parcours magnifiques et la météo du jour au top! Un grand merci à Benjamin Féraud pour être passé du côté des participants vers celui des organisateurs de triathlon, c’est réussi!

 


22/09/2020

Frenchman Series Acte 2 : Libourne

posté à 04:09

L’acte 2 des Frenchman Séries se déroulait ce samedi à Libourne. J’avoue que cette série est très sympa. J’y découvre des sites de triathlon magnifiques où je n’avais pas encore caressé l’eau, posé mes roues ou foulés les sentiers.

Libourne donc, Lac des Dagueys plus précisément. Arrivé la veille, j’ai pu voir qu’à vélo ça roulait bien mieux que prévu. Les quelques bosses du parcours passaient avec tellement d’élan sur un revêtement de très bonne qualité, l’idée de remplacer la roue arrière profilée par une roue pleine m’effleura l’esprit puis cette idée grandit, grandit, pour devenir une envie forte de m’amuser sur ce parcours emporté par l’inertie de ma roue pleine. Le vélo étant dans sa configuration “char d’assaut”, on pouvait passer à la course!

La natation dans ce lac dédié à l’aviron me rappelait l’Ironman de Vichy, à nager entre les lignes d’eau. C’est beaucoup plus facile d’aller tout droit sans regarder devant en nageant. Je pars en première ligne, première vague, avec Sam laidlow (favori de la course) et un autre gars qui semblait être là pour faire des vagues et pas pour rigoler. BOOOM ça part, on décolle donc à trois pour lancer ce L du Frenchman. Je vois directement les jambes de mes collègues s’activer genre essoreuse à salade. J’essaye de tenir, ça m’amuse un peu et je ne sais pas s’ils partent fort pour ensuite prendre un rythme plus cool alors j’essaye. Mais même en essayant je n’arrive pas à rester au contact et ce démarrage en mode V12 me vaut la peine de suffoquer. Je n’arrive plus à respirer, la respi 3 temps passe souvent en 2 temps sous peine de devoir m’arrêter là et attendre que l’oxygène refasse son apparition dans mes poumons. Malgré cet épisode j’arrive à reposer une nage en 3 temps, en solo, derrière ça ne rentre pas et je ferais toute la natation ainsi en 3ème position avec le visuel sur le 2ème qui ne s’éloigna pas très vite au final. J'aurais 3’ de retard à la sortie sur Laidlow et seulement 1’ sur le second dans un combat en un contre un contre un, je suis plutôt content de cette natation par mes propres moyens!

La transition se passe très très bien contrairement à casteljaloux, clou du spectacle, je passe même deuxième à la sortie du parc, si ça ce n’est pas de l’efficacité! Par contre aux premiers appuis sur les pédales, ça ne répond pas super bien, le sang semble être resté dans mes bras et j’appuie avec des guiboles en cartons. Le capteur que je viens de récupérer de réparation m’indique que ça monte pas aux 300W voulues. Ce capteur, je vous la fait courte, va me lacher au bout d’une heure trente de course...bien bien pour un outil qui sort juste de réparation. Après 10 kms environ, je sens l’air devenir plus fort, je sens mes fessiers et cuisses appuyer plus solidement sur les pédales...enfin ça commence à aller vite! Ces 3 tours du parcours vélo passent très vite, j’y place mes repères à chaque tour en reconnaissant les sections rapides quand le vent passe arrière,etc... je suis quand même content d’en partir au 3ème passage après avoir reçu 3 petites gouttes sur mon casque, du côté du parcours qui s'assombrissait. Je me dis alors qu’on va courir au frais si ces nuages prennent la direction de libourne à 10 kms d’ici.

Arrivé au parc, je n’ai vu aucun concurrent direct, ni devant, ni derrière et suis relax, tel un Tadej Pogacar qui prend le départ du dernier chrono du tour en étant content d’être second car devant c’est plus fort. Je pars à pied avec 3’ de retard sur la tête, je suis donc 2ème. Rentrer? Je n’y pense pas. Je suis sur mon allure, j’essaye d’être dans un bon rythme et cette fois ça va bien. L’allure se fixe petit à petit, le chrono descend gentiment pour être en 3’42/km sur ce premier tour et surtout je commence à ne plus être concentré sur ma foulée, j’ai un point au loin qui se rapproche à une vitesse incroyable. Tellement vite qu’à la fin de ce premier tour de 5kms, au premier demi-tour, je suis aux basques du premier. Le semi solo qui était prévu se transforme en combat final! Je suis prêt et en position de force car dans la peau du chasseur. J’entend le speaker annoncer que le premier marche maintenant. Le combat semble vraiment déloyale, il vit une explosion de moteur. D’instinct je ralenti pour l’encourager à mon passage à ses côtés. J’ai vu que c’était loin derrière et lui dit qu’il fallait qu’il s’accroche pour rester au moins sur le podium. Malheureusement il jettera l’éponge. La suite est un mélange de check de mon avance grandissante à chaque tour, de régulateur de mon allure pour quand même avancer puis profiter un peu au dernier tour sur ce parcours mentalement compliqué en Aller Retour sur 2,5 kms! Je suis tellement heureux de sortir de cette ligne droite infernale pour aller rejoindre l’arrivée et soulever la banderole du vainqueur! ENFIN. Après beaucoup de participation sur le Frenchman, je peux enfin visiter la première marche du podium. Par le passé j’ai goûté au podium XXL (3 puis 2ème) et Half (2ème puis 3ème). Maintenant que j’ai aussi le 1 sur le Half, il m’en manque une sur la distance XXL, vous voyez ce que je veux dire?!

 


18/09/2020

Test du RUNN Smart Treadmill

posté à 16:06

C'est pas souvent (et c'est même la première fois) j'ai pu tester une petite nouveauté technologique.
J’ai découvert le RUNN Smart Treadmill! Un petit boitier que l’on fixe sur l’arrière du tapis de course et qui, une fois installé, ne vous demande plus rien d’autre que de courir pour vous envoyer les information de votre course à pied.
Ainsi, ce petit boitier, en plus de donner la vitesse de course va aussi vous donner votre cadence et l’inclinaison de votre tapis!
Vous allez me dire, pourquoi avoir des infos qui s’affichent déjà sur mon tapis (sauf pour la cadence)? Eh bien pour ZWIFTER! Ce petit boitier va rendre votre tapis de course “intelligent”, c’est à dire exploitable pour courir sur cette plateforme ultra connue maintenant (surtout depuis le confinement) et trouver des copains/ines de course à pied qu’il ou elle soit à côté de chez vous ou à l’autre bout du monde...c’est beau la technologie! Ca va aussi permettre de faire les entraînements calibrés que propose Zwift. Pour en avoir fait quelques uns, c’est un gros point fort et la séance passe extrêmement vite car ça permet de rester concentré sur l’objectif d’allure en suivant les conseils du coach virtuel de la séance.

Alors, comment ça marche? C’est très simple, le RUNN est fourni avec des autocollants réfléchissants que vous placez sur la bande de roulement du tapis et qui vont venir passer sous la lunette optique du boîtier. Chaque autocollant réfléchissant va donner au RUNN l’info de la vitesse instantanée et attendre le passage du prochain pour s’affiner si changement d’allure. Pour être précis j’ai placé 3 autocollants (sur une dizaine fournie) et la vitesse est, on peut le dire, instantanée, même lors d’un changement d’allure.

Pour la petite histoire, j’ai testé ce dispositif en mode “bourrin” sans rien étalonner, eh bien la vitesse est la même que sur mon tapis! Niveau précision, on ne peut pas être beaucoup mieux. Et plus besoin de chercher un footpod qui va changer d’allure selon que vous tapiez plus fort sur le tapis ou augmentiez la cadence. Ici le boitier calcul la vitesse à laquelle déroule le tapis, que vous modifiez ou non votre type de foulée.

On peut quand même télécharger l’application “RUNN Configurez app” pour calibrer la vitesse et l’inclinaison et mettre à jour l’outil. Au top pour les fondus de précision au millimètre. En parlant d’application, les possesseurs d’Apple Watch peuvent directement connecter leur rythme cardiaque au poignet au RUNN via l’application “Heartbeatz connect app”.

En parallèle, le RUNN inclus un détecteur du nombre de “chocs” pour vous donner votre cadence et embarque un genre de niveau afin d’enregistrer et donner l’inclinaison du tapis.

C’est donc un outil très complet que j’ai pu tester. Sans avoir à s’équiper d’un footpod sur les chaussures et pour moins de 100€ on peut rendre son tapis plus fun et connecté alors foncez vers le running 2.0!

 

https://npe-inc.com/


07/09/2020

Half Frenchman #1 - Casteljaloux

posté à 11:27

ENFIN! C’est reparti pour les triathlons en 2020. Quel pied de remettre un dossard. Mais quelle étrange sensations de retrouver l’ambiance d’une ligne de départ natation, surtout quand on est mal placé dans le SAS élite et qu’on part dans la (petite) meute de triathlète pleins de testostérone qui envoie balancer les bras à droite “PIM”, à gauche “BAM”. Vous l’aurez compris, j'ai un peu galéré sur la première partie de natation, à me battre plutôt que de pouvoir poser ma nage, que je sais avoir amélioré sur cette dernière année. Il m’aura fallu plus de 500m et un groupe de tête ayant pris la poudre d’escampette pour pouvoir enfin m’appliquer à avancer dans l’eau. Une fois tout seul, plus personne devant, plus personne dans mes pieds, j’étais bien! Sorti en 6ème position après une nat’ à 1’23/100m de moyenne tout seul, OUF les progrès se voient quand même! Place au vélo.

Le départ vélo me semble plus compliqué, je crois que le fait de maitriser la natation me permet de me mettre plus dans le dur dans ce domaine, mais du coup, d’en pâtir ensuite pour refaire travailler les membres inférieurs. Quoi qu’il en soit je prend mon rythme en cherchant mon allure sans me soucier du groupe de 3 qui rentre sur moi. Le petit temps mort à leur retour me fait retrouver un second souffle bienvenu. Malheureusement, je vois qu’un espagnol qui galope beaucoup trop vite reste bien sagement dans les roues à distance sans vouloir passer sa roue avant en tête de groupe. ca énerve Thomas Navarro tout comme moi et je commence à réfléchir à une tactique pour l’exclure du jeu. J’attend un des rares moments où il passe devant pour respirer un grand coup et mettre un coup de pétard. Genre un gros coups de pétard , pas le pétard mouillé. Je baisse la tête et appui fort sans me relever, on fera les comptes d’ici 5-10 bornes, avant ça, un bon moment de sufferfest m’attend. Dans ma petite entreprise, je vois le petit point au loin se rapprocher. Devant ce petit point la voiture ouvreuse...tiens tiens je rattrape l’homme de tête, cool ça! Une fois rentré, je tente une petite attaque pour tester l’usure de Dylan Magnien, le mec ne bronche pas et suit assez facilement...bon ok, il galope le bougre et arrive à rouler pas trop mal, on reste donc ensemble jusqu’à la dépose du vélo ou il me colle 20” sur la transition velo-cap et part sur un rythme énorme. Ce sera sans moi, j’ai mal aux jambes!

Dès le départ à pied, c’est compliqué. Mes jambes ont pas mal souffert à vélo et ne m’aident pas beaucoup à avoir la foulée que je recherche. Il va être long ce semi. La période d’un an sans compétition n’aura pas renforcé le corps, c’est bien normal, le retour aux fortes intensités se faisant pour moi en compétitions, ça devrait aller de mieux en mieux pour la suite. A partir du 7ème, c’est mon ventre qui me tord les boyaux, il fera des siennes jusqu’au 15ème et une arrêt express dans les bois...pour pouvoir finir plus dans la sérénité une fois passé en 3ème position avec une marge suffisante sur le 4ème.

Une arrivée en 4h01, pour une rentrée, elle fut bonne pour moi avec un vélo plus fort que prévu qui a impacté ma course à pied ou j’ai beaucoup subi suite aux efforts consentis au préalable. La place me satisfait grandement et me laisse entrevoir la suite sereinement avec Libourne le 19/09 et Hourtin le 11/10 pour boucler le Frenchman Series 2020!

 


25/11/2019

Marathon de San Sebastien : PR sous les 2h32’!

posté à 10:39

Après une prépa sans me mettre dans le rouge avec l’impression qu’il m’en restait même sous la semelle, j’étais fin prêt pour attaquer le marathon de San Seb’ de la plus belle des manières.
Enfin non, il restait une petite chose avant ça, un bon déjeuner chez Marine Gaillard dans le restaurant Natur’Home pour attaquer la période de charge glucidique à J-3! Un régal avec de la nourriture saine, j’étais fin prêt!
A l’arrivée en espagne le samedi, veille de course, je n’en menait pas large. Gros vent en rafales, pluie, tout était réuni pour NE PAS réussir à atteindre le chrono fixé. La nuit ne se passait pas mieux, on entendait la tempête taper aux carreaux de notre chambre d’hôtel. mais comme le calme vient souvent après la tempête, cette mauvaise météo nous aura épargné tout au long du marathon, les dieux étaient de notre côté cette fois-ci. J’y vois là un signe de mon papy, parti en ce début de mois. Je suis sur qu’il m’a filé un coup de main de tout là haut pour calmer les dieux du vent et de la pluie.
9h, c’est parti. Départ prudent, j’essaye de me caler sur l’allure de 3’35/km. Je m’enflamme un peu sur les 3 premiers kilomètres car je suis un groupe qui tourne autour de 3’30/3’32 et prend donc la décision de lever le pied, quitte à être tout seul, aucun problème. Je sens que j’ai l’allure dans les jambes, seul ou accompagné, je peux tenir le régulateur. Je retrouve 3 autres coureurs et nous rejoignons la première féminine du semi-marathon. Ce sera notre groupe jusqu’au bout de la première boucle. Ce premier semi passe vite, je suis dans l’attente de la suite, je déroule, essaye d’être souple et relâché et tente de profiter un maximum de ceux qui sont avec moi sur le semi car ils n’en ont que pour 21kms. Arrivé au 20ème je regarde autour de moi la couleur des dossards qui m’entourent, ils sont tous blanc, ce qui signifie qu’ils font tous le semi. “Ok dans 200m tu te retrouves tout seul pour finir ton marathon, soit encore 22 kms”. Cette pensée ne m’effraie pas, aujourd'hui elle me ravie même! La course commence maintenant, à moi de jouer solo, avec mon effort, ma solitude, mes pensées et les contractures qui vont gentiment faire leur chemin dans mes jambes. J’ai le fighting spirit, j’ai envie de courir encore plus vite mais je reste dans l’allure, Encore un semi où tout peut arriver. Je passe d’ailleurs ce premier semi marathon en 1h15’56’’. On avait dit autour de 1h16, on est bon! Je rentre sur un concurrent devant, ça me booste. Ceux que je rattrape ne s’accrochent pas longtemps, j’ai donc toute la route à moi tout seul pour cette deuxième moitié. C’est là que j’applique un truc nouveau pour moi, ma foulée “tapis de course”. J’ai remarqué que je pouvais courir sur tapis sans me soucier de ce qu’il se passe autour, me centrer uniquement sur moi, ma foulée et uniquement ça. Et c’est maintenant ce que je reproduis dans ces grandes avenues de San Sebastien ou j’ai toute la place pour moi. C’est reposant, je sens moins les contractures dans mes jambes et je suis efficaces. Je vais poursuivre les séance au chaud sur tapis, elles me permettent de cadencer ma foulée et de l’assouplir tout en la rendant plus efficace. Et en plus je ne cours ni dans le noir, ni dans le froid, ni sous la pluie! J’attaque le décompte à 10kms de la fin, j’ai encore des points de mires à rattraper, je me bats avec ça et des jambes qui commencent à être très raides mais je me suis accommodé de celà depuis plus de 10 kms, j'accepte cette douleur pour mieux l’apprivoiser. Un mec bien énervé me rattrape, grosse allures, ce sera le seul qui me doublera de cette deuxième boucle, il va bien, j’essaye de suivre 200m mais non, ça me met dans le rouge. Je le vois grappiller du terrain mais ne craque pas donc il ne se met pas non plus hors de portée. Ce petit mano à mano me fait passer le temps et chaque minute me rapproche de l’arrivée. Ca passe tellement vite que je voit déjà la dernière petite butte avant la redescente puis le 41ème kilomètre. Là, plus le temps de tergiverser, c’est serrage de dents et en avant! Je ne calcule plus rien, voit l’entrée sur le stade, passe aux 200m et d’un réflexe de pistard je regarde ma montre pour voir si je peux passer sous les 2h32’. 45’’, c’est ce qu’il me reste pour passer sous les 2h32, il ne va pas falloir s’écarter, je sais pour faire assez de séances à cette allure qu’un 200m en 40”, c’est 3’20/km. Je met tout, vois l'arche d’arrivée en 2h31’38’’face à moi, ça va je suis large...euh...ah mais non, en fait ça passe vite ce décompte, chaque seconde semble passer en un rien de temps mais ca passe, je coupe la ligne autour des 2h31’54’’ au chrono officiel, 2h31’51’’ en temps réel. Second semi en 1h15’55’’, 1’’ de mieux que le premier! La délivrance d’un marathon mené de bout en bout, mieux que prévu, sans craquage et au cours duquel j’ai eu la sensation de maîtriser mon sujet. C’est la première foi que je ressent un tel accomplissement après cet effort de 42 kms. On ne peut pas occulter la souffrance lors de tels efforts mais elle ne m’a pas empêché de rester dans ma bulle, mon effort et d’accomplir LA perf que j’étais venu chercher, voir mieux!

 




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