Actus

18/10/2016

La Coulée Verte comme examen d’entrée

posté à 18h51

Je vous écris de mon lit. Je suis très bien dans mon lit, j’y resterais bien un moment pour reposer mes jambes mais ça ne sera pas l’objet de cette semaine ni de cette news.

Les douleurs dans les jambes ne sont pas apparues tout d’un coup comme par magie. Je les ai senties monter au fil des kilomètres dimanche dernier en parcourant les rues de Niort. Il y avait du monde pour un footing du dimanche après-midi, du coup je me suis fait beaucoup plus mal que pour un simple footing d’entrainement je dois l’avouer ! Le thème de cette course était de réussir à tenir une allure durant les 2 premiers tiers du semi-marathon pour finir sans plus rien gérer donc en accélérant. Je dois avouer que cette consigne m’a fait me poser quelques questions. Comment tenir une allure aux alentours de 16km/h en se disant qu’on doit « gérer » pour aller plus vite au moment où les jambes commenceront certainement à se faire lourdes ? Serais-je assez fort mentalement pour faire la course à contre courant des autres coureurs qui partiront bien plus vite que moi mais que je devrais « déposer » dans le final si je veux maintenir voir même accélérer le rythme ? Puis j’ai arrêté de me poser des questions. Les copies parfaites n’existent pas j’ai donc tout misé sur mon envie et mon application pour faire au mieux avec mes capacités physiques du moment, c’est à dire celle d’un coureur à pied qui a repris il y a une quinzaine de jours.

Tout a commencé vendredi soir, alors que j’étais en train de faire des courses avec Clémence et Tom, j’ai reçu un appel téléphonique afin de savoir si j’étais partant pour être suivi sur le semi de la Coulée Verte. Pas de problème, je suis toujours partant pour qu’on parle de sport à la télé que ce soit avec moi ou quelqu’un d’autre sur les images !

Nous voilà donc à dimanche. Après avoir cuisiné, la veille, un régiment de 79 cannelés pour la famille qui vient souvent en nombre dans notre maison car idéalement placée sur le parcours du semi, je me suis gentiment préparé avec mon père pour partir courir le semi marathon après avoir vu partir et encouragé les autres membres de la famille qui le faisaient à savoir mon frère et sa copine, ma sœur et son copain et Clémence ma copine. Autant dire que le virus de la course à pied s’est propagé en quelques années autour de moi ! Après un bref échauffement le départ était donné. La consigne de partir en 3’45-3’50/km est très difficile à tenir dans la descente de l’avenue de Paris qui sert de ligne droite de départ. J’essaye au mieux de freiner et réussi à bien calmer le jeu sans m’occuper des nombreux coureurs qui me doublent. Les kilomètres défilent bien aux alentours de 3’45/km, le cœur tape à environ 172BPM, c’est correct car il faut avoir une marge de manœuvre si je veux pouvoir accélérer sur la fin. Je double beaucoup de petit groupe dès le 5ème kilomètre sans jamais accélérer mon rythme, Guy-Marie en fin connaisseur m’avait annoncé que 80% des athlètes partaient trop vite sur ce semi de la Coulée Verte. La moto de FR3 vient parfois à ma hauteur, mon allure me permettant quelques fantaisies je m’échappe quelques instants de la course pour échanger quelques mots avec le caméraman que j’avais déjà pu rencontrer lors d’un reportage avant ma participation à Hawaii il y a un an de cela. Je vois Guy Marie au 10ème kilomètre qui m’encourage et me dit qu’au retour c’est parti faut lâcher les chevaux…je me dis que j’en ai laissé quelques uns sur le parcours déjà mais qu’il faudra tenir avec un gros mental pour rendre la copie la plus correcte possible. Le retour se fait donc avec des jambes de plus en plus dures mais voilà, au 14ème, près une belle petite bosse, il n’y a plus à tergiverser. Je me mets à prendre mon rythme de course auquel chaque foulée est lancée par l’envie et un peu de rage pour faire taire l’envie d’arrêter la souffrance mais plutôt de la rendre la plus brève possible en allant le plus vite possible. J’ai pu tester mon mental grâce à cet exercice et tenir une allure accélérée jusqu’au bout. La course s’est donc déroulée idéalement selon le plan et mes moyens avec un final costaud qui m’a complètement explosé les jambes et les poumons !

La suite sera encore à l’image de ce semi, longue et non pas sans difficultés d’ici le marathon de La Rochelle. Je découvre toujours le fait de pratiquer exclusivement la course à pied et les réactions de mon corps seront elles aussi une découverte avec de bonnes ou de mauvaises surprises.

La suite au prochain examen…

 


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